Mercredi 23 mai 2007

Nous avons fait parvenir un questionnaire à tous les prestigieux hôtels de Tahiti. Pour le moment seul l'InterContinental French Polynesia Resort Hôtel nous a renvoyé ses réponses.  En avril 2007, le groupe a participé au World Saver Award du groupe de presse Conde Naste Traveler

 

Il fallait justifier d’un plan d’actions en faveur du développement durable dont voici les points principaux : contribution aux causes environnementales et humanitaires, amélioration de l'éducation ou des conditions de vie des populations locales, mise en œuvre de programmes de protection de la biodiversité.  D'autres critères viennent s'ajouter: mise en œuvre de programme de préservation de l'environnement ou de sites culturels, constructions  écologiques et pratiques innovantes.

 

(petit clin d'oeil vu du ciel de notre lieu d'entrainement de pirogue sur le lagon de Faaa).


Le 23 septembre 2004, l'InterContinental French Polynesia Resort Hôtel sous l’impulsion de son propriétaire Richard Bailey a créé l'association  Te Mana O Te Moana (le pouvoir de la mer).  A travers ses activités de recherche, de conservation, de communication et d'éducation, elle œuvre pour la protection de l’environnement marin en Polynésie française et la sensibilisation du public. 

D’autres actions ont été menées.  La « green team » regroupe quelques employés motivés par le développement durable.  Elle a pour objectif de sensibiliser le personnel sur cette thématique.  En termes d’innovation, j’ai fait un billet sur la climatisation de l’Hôtel Thalasso Spa de Bora Bora (cf la vidéo). 


Dans son discours du 13 octobre 2006 à Hong Kong, monsieur Bailey prononçait : « Appliqué au tourisme, le développement durable contribue de manière équitable et éthique à améliorer le sort des habitants des zones en développement, et ce tout en préservant les ressources naturelles et culturelles pour les générations futures.  Le touriste devient un acteur engagé dans ce processus.  Parce qu’il peut faire le choix en faveur d’un tourisme responsable ».

 

Il faut espérer que les autres groupes hôteliers se donnent les moyens de tenir ce genre de discours et de se fixer les mêmes objectifs en terme d'actions.  (J'attends encore leurs réponses que je publierai). Pour le moment, l’un d’entre eux subit de forts mouvements sociaux. 


A Tahiti la deuxième édition de la semaine pour l’environnement ou "Heipuni days " débutera le 5 juin. La ministre de Tahiti pour l’environnement vient d’annoncer l’ouverture d’un forum où plusieurs associations luttant pour la protection de l’environnement pourront s’exprimer.  La population par contre attend toujours un plan d’actions plus concret pour les 10 années à venir.

Lundi 21 mai 2007
AgoraVox l'une des premières initiatives européennes de journalisme citoyen à grande échelle complètement gratuite, lance NaturaVox premier média participatif dédié à toutes les natures.Organisée autour de trois grandes thématiques : Santé naturelle, Alimentation et Environnement, NaturaVox répond grâce à une information éprouvée et aux partages d’expériences.NaturaVox mutualise ainsi les expertises, les interrogations et les conseils des internautes.Selon les affinités personnelles des visiteurs, différents moyens d’accéder à l’information voulue sont mis en œuvre sur le site: chaque internaute peut en effet lire ou visionner une vidéo. L’information soumise est modérée selon une politique éditoriale pour éviter toute dérive politique ou idéologique. Dès qu’un article est publié, tout lecteur peut intervenir librement pour le commenter, le critiquer, le compléter, l’enrichir ou le dénoncer.
 www.actualitesolidarite.com
Samedi 19 mai 2007
La modération dans un monde d’excès est devenue la ligne de bonne conduite et de responsabilisation. Cet adage est aussi valable dans le domaine de l’écologie. C’est ainsi que l’ONU vient de paraître : « Sustainable Bioenergy : A Framework for Decision Makers » publié par UN Energy.
Ce rapport met en avant les bienfaits obtenus et espérés grâce à l’utilisation d’énergies renouvelables notamment de source végétales, tant pour les populations des pays en voies de développement (développement agraire, création d’emplois, développement des économies rurales…) mais comme toujours, la modération reste de mise…
Hors ces pays en recherche de développement ont besoin de fonds rapidement, et ne connaissent pas les dictons contre l’alcool au volant.

L’utilisation dans ces conditions de biocarburants pourrait être plus néfaste que positive. Les impacts principaux se font ressentir au niveau de la sécurité alimentaire, du changement climatique, de la biodiversité. Le rapport préconise donc « une utilisation des terres socialement acceptables et d’un développement bioénergétique dans une optique durable ».
Il apparaît que la culture de la canne à sucre de manière intensive, notamment le Brésil, leader mondial de l’énergie « bio », à favoriser des élans de déforestation, la pollution de sols, et restreint la biodiversité et donc la sécurité alimentaire.
D’autre part, le rapport de l’ONU à le mérite de poser la question fondamentale de savoir comment faire cohabiter des petites structures agricoles peu développées et de grandes multinationales qui s’engouffrent dans le « green economy » (en référence au billet vert et à la couleur de nos douces campagnes).
Consommons modérément, un carburant modérément produit…
Vendredi 18 mai 2007

Monsieur Gaston Tong Sang est le nouveau Président de la Polynésie française depuis le 26 décembre 2006. Il a souligné en mars dernier que « la Polynésie française avait inscrit dans ses priorités pour les dix ans à venir, le développement économique pour l?emploi, notamment par la prise en compte de la dimension environnementale, sociale et culturelle, clef de voûte du développement durable ». (Tahiti presse du 16/03/2007)

 

Dans le bilan des 100 jours du gouvernement, la ministre pour le tourisme et pour l?environnement nous livre toutes ses actions menées.  Sur douze thématiques, cinq concernent directement l?environnement.  En retirant les mesures déjà engagées depuis quelques années, la ministre a mené 2 actions en faveur de l'environnement: la réhabilitation des décharges et la mise en place d'une Maison de l?environnement.


Il y a quelques jours, les professionnels du tourisme se sont réunis pour élaborer leur schéma directeur pour les 5 années à venir. Plusieurs intervenants sont passés au podium.  Du vice président du pays (Temauri Foster) en passant par la ministre du tourisme et de l?environnement (Maina Sage), puis du chef du service du tourisme (Gérard Vanizette) à la directrice générale du GIE Tahiti Tourisme (Dany Panero)?aucun n?a pris en compte le facteur environnemental pour le développement du secteur du tourisme.  Par conséquent, le schéma directeur ne prend pas encore en compte le développement durable et la responsabilité sociale des entreprises. 

 

Les décideurs économiques

 

Le Syndicat des Industriels de Polynésie française (SIPOF) affiche une vocation résolument tournée vers la promotion de l?industrie polynésienne. Les 4 axes majeurs de sa mission n?englobent pas  l?aspect environnemental ou développement durable.  La responsabilité sociale des entreprises n'est pas non plus évoquée.
 

Le Conseil des Entreprises de Polynésie Française (CEPF), est une Confédération d'associations qui a pour mission de représenter et de défendre les intérêts économiques et moraux de l'entreprise. Organe apolitique de réflexion, de coordination, de conseils et de concertation au service de ses membres, il est l'interlocuteur des partenaires sociaux et des pouvoirs publics.  Le CEPF a lancé une excellente initiative en créant une association pour lutter en faveur de la sécurité routière.  Cependant, le développement durable ou la responsabilité sociale des entreprises ne sont pas des thématiques qui semblent les intéresser pour le moment.   Pourtant, le CEPF est perçu comme un interlocuteur privilégié, une force de réflexion, de concertation et surtout comme une force de Proposition.

 

Les élus politiques


Dans la bataille pour les législatives qui réunie 22 candidats pour la Polynésie française, seule la candidate Nicole Bouteau fait du développement durable une thématique prioritaire.


Bilan

 

Il y a quelques semaines je titrais un de mes postes ?Développement durable en marche pour Tahiti », c?était en me reposant sur la volonté du président Gaston Tong Sang de faire de cette thématique une priorité.  Aujourd'hui, force est de constater que les acteurs politiques et les décideurs du secteur économique de Tahiti n?ont pas encore pris en considération la volonté du président Gaston Tong Sang en faveur du développement durable.

 

Je me propose de mener une enquête auprès des acteurs politiques et des décideurs économiques sur leur intérêt pour le développement durable.  Je vous livrerai donc leurs impressions  dans les semaines qui viennent (j?espère avant la fin juin).  Affaire à suivre?

P.S:
L'Américain Damien Hobgood a battu l'Australien, Mick Fanning, en finale de la Billabong Pro 2007 à Teahupoo avec une note de 16.60 contre 16.20. (Tahiti presse)

Samedi 12 mai 2007

La Société Environnement Polynésienne (SEP) est une société d’établissement mixte.  A Tahiti, elle s’impose comme un outil indispensable de la politique touristique et économique de la Polynésie française en préservant l’environnement par la gestion des déchets.  


La SEP a remporté à Paris la palme du développement durable pour sa gestion des déchets à Tahiti. Cette manifestation, "les SEM d'or" est organisée par la fédération des Sociétés d'économie mixte (SEM). 


Justement, l'île de Raiatea connaît un grave problème de déchet.  Madame Sage, ministre de l’environnement s’est déplacée sur l’île pour constater l’abondant du projet de Centre d'enfouissement technique de l’île.  A ce jour aucune solution à moyen et long terme n’a été trouvé pour la gestion des déchets. « Les demandes des maires de l'île pour poursuivre ce chantier n'ont jusqu'à présent jamais été entendu et la situation devient plus que préoccupante. De ce fait, faute de ramassage, les habitants déposent, depuis deux ans, leurs déchets ménagers à Uturoa, la commune voisine, dans les poubelles du bord de mer ou en pleine ville. Le niveau de la décharge municipale d'Uturoa est aujourd'hui arrivé à son maximum ».(merci Anouck pour les infos).

Que s’est il passé ? Pourquoi une telle défaillance dans la gestion des déchets sur l’île de Raiatea ?

 

Les techniciens du ministères de l’environnement ont peut être manqué de faire appel à la SEP.  Plutôt que d’engager des frais inconsidérés pour déplacer la ministre, ils auraient pu profiter des conseils de monsieur Karl Meuel, président de la SEP mais aussi ancien ministre de l’environnement.  Le premier réflexe aurait été de s’appuyer sur l’expérience.  On peut donc se demander si la SEP a réellement les moyens financiers de mettre en œuvre les actions dont elle a été chargée, en particulier la gestion des déchets sur l'île de Raiatea.


Le magazine Tahiti-Pacifique, n° 75 de juillet 1997 nous donne un éclairage sur l’expérience de monsieur Meuel : « A l'occasion de la Journée mondiale de l'Environnement, alors même que Karl Meuel, ministre de l'Environnement tenait à l'assemblée territoriale des discours condamnant les remblais sauvages et « les apports terrigènes qui détruisent les récifs », le même gouvernement faisait déverser, à un kilomètre de là des dizaines de camions de terre dans le lagon pour créer un remblai de deux hectares face à l'OTAC ».

 

Alors on peut comprendre l’hésitation du ministère à s’appuyer sur l'expérience des anciens et de la Société Environnement  Le prix de la palme du développement durable attribué à la SEP perd un peu de sa couleur.


Le président du pays a rappelé lors de son discours du 20 février dernier à l'intention des établissements publics: « S’il (la SEP) renvoie à l’intérêt général et s’il est souple dans sa gestion, il ne faut cependant jamais perdre de vue que, pour l’essentiel, ce sont des fonds publics que vous gérez et que vous en êtes comptables auprès de la population ».


PS: photo 2, centre d'enfouissement de la commune de Arue.

Lundi 7 mai 2007

Selon l'Agence internationale de l'énergie (AIE), la Chine va détrôner dès cette année les Etats-Unis dans le classement des pays qui émettent le plus de gaz à effet de serre dans le monde.  C'est une avance de trois sur les prévisions prévues.  Dans ces conditions, l'augmentation des émissions chinoises va annuler les effets des efforts des autres pays pour réduire leurs propres émissions. 


La croissance économique de la Chine couplé à l’augmentation de sa consommation en matière énergétique impactent directement les rapports géostratégiques et géoéconomiques des pays développés.  Le nouveau président de la république de la France monsieur Sarkosy Nicolas a souligné l’importance de la région méditerranéenne et de la région africaine. La considération de la Chine pour le continent de l’Afrique se retrouve dans les mots de l’ambassadeur de Chine en Côte d'Ivoire, Ma Zhixue.  Il avait indiqué qu’il faut «considérer les projets de coopération entre la Chine et l'Afrique comme piles rechargeables, pour l'amitié sino-africaine et pour le développement durable ». 


Pensait il au Système communautaire d'échange de quotas d'émission (SCEQE), ou au Mécanisme de développement propre (MDP)?  Car les pays émergeant comme la Chine le Brésil et l’Inde en sont les quatre bénéficiaires les plus importants. Dans ce cadre, l’Afrique ne doit être les piles rechargeables de la Chine en matière de développement durable. Il y a encore quelques jours, la Chine exerçait des pressions pour influencer le rapport des experts mondiaux (GIEC) sur l’évolution du climat. Elle espère certainement donner une image moins noire de sa politique en matière de respect de l’environnement. 


L’ambassadeur honoraire des Pays-Bas Dr Anton G.O. Smitsendonk  donne son analyse sur la dégradation de l’environnement induite par la croissance rapide du PIB de la Chine : « le problème de l’eau est grave dans presque toute la Chine. Beaucoup de rivières sont sèches aujourd’hui. Pendant une partie de l’année, le grand Fleuve Jaune n’arrive même plus jusqu’à la mer.  On estime qu’en 2010 l’air de Pékin ne sera plus respirable si les concentrations d’oxyde nitrique, carbone sulfure dioxyde continuent à augmenter.  Les déserts à l’ouest de Pékin s’étendent chaque année de façon terrifiante… ».

Mercredi 2 mai 2007
C'est l'histoire d'un ministre de la Défense belge qui prend l'hélicoptère pour assister à la projection du film d'Al Gore tirant la sonnette d'alarme sur le réchauffement climatique. Ceci s'est passé le 26 février dernier. Oui c'est très drôle, sauf que...

Sauf qu'un hélicoptère émet 12 à 20 fois de plus de CO2 au km qu'une voiture. Le vol complet aura duré deux heures, donnée confirmée par le Ministère de la Défense belge.

Ce qui est encore plus révoltant, c'est que ce ministre persiste et signe, expliquant que ce n'est pas son vol qui va contribuer au réchauffement climatique. Sauf que ce genre d'attitude et de discours pose problème : la lutte contre le réchauffement climatique n'est pas une affaire d'individus mais d'action collective. Si chacun fait comme bon lui semble en expliquant que c'est pas sa petite action qui va aggraver les choses, passez moi l'expression, mais on n'est pas sortis de l'auberge. Car l'agrégation de comportements individuels a priori ultra-marginaux quant à leur effet sur l'environnement conduit à de véritables désastres comme nous sommes en train de le vivre.

Carton rouge pour ce ministre, qui aurait mieux fait de se déplacer en voiture et qui a un comportement totalement contre-productif. La lutte contre le réchauffement est l'affaire de tous. Personne n'a le droit de  s'exclure de cette lutte par un comportement totalement individualiste.

Source : Délit de Presse
Vendredi 27 avril 2007

Alex Duprel est le patron et le rédacteur en chef du mensuel Tahiti Pacifique. Dans son magazine n° 143 de mars 2003, il dénonçait déjà que l’achats de terrains par le Territoire à des prix «"faramineux" est un des facteurs de la flambée continue des prix de l'immobilier en Polynésie française, des prix qui font que l'employé Tahitien, même les cadres, ne peuvent plus accéder à la propriété.  Il dénonçait aussi que les montants de la revente ou les conditions d’échange de certains de ces terrains profitaient toujours à l’acquéreur.  Dans la plupart des cas, celui-ci faisait parti du cercle des amis proches du pouvoir politique.

 

Dans la plaine de la vallée de la Punaruu, le Territoire avait acquis un terrain de 10 ha destiné à la construction de lotissement pour les familles polynésiennes.  Aujourd’hui c’est le groupe Wan, qui en est le propriétaire.  Celui-ci est un des industriels exploitant la plaine pour l’extraction de gravier et de sable.  En terme de développement durable, les consommateurs ont perdu une opportunité de se loger.  Mieux encore, l’environnement continue à être détruit par l’exploitation des industriels.  Il y a encore peu d’années, je me rappelle que la rivière de la Punaruu était un lieu de rendez vous pour de nombreuses familles polynésienne. On profitait d’une manière conviviale et paisible des bassins naturels que nous offrait la rivière.  Aujourd’hui, le lit de la rivière est pratiquement asséché.  Les montagnes reculent.  La plaine a un visage lunaire.  Il faut marché des kilomètres sur un chemin abîmé pour enfin accéder à un point d’eau suffisamment profond pour se baigner.

 

L’association des consommateurs Te Tia Ara a pour objectif « de parler pour ceux qui se taisent et de se lever pour être leur porte-parole ». Elle est épaulée par des consultants et des avocats bénévoles. Elle vient récemment d’adhérer à l’association française Que Choisir pour avoir plus de poids, pour asseoir sa légitimité. L’association englobe également les associations de lotissements sociaux, dont le problème principal est le paiement des loyers».  Plutôt que prendre en compte ce problème, l’association a décidé de dénoncer les moins de 5% (selon les rapports d’analyse du ministère de l’agriculture) de résidu de pesticide trouvé sur les légumes.  Mais il est vrai que la vie sociale aux abords d’une rivière telle que la Punaruu n’a pas de prix donc indéfendable.  J’espère que la nouvelle association pour l’environnement « A

ction Nature » sera sensible aux problèmes environnementaux de la vallée de la Punaruu à Tahiti.

En ce moment encore, c’est en face de carrefour Punaauia que la montagne est victime des assauts d’engins lourds.  (Merci à Anouck pour les photos)

Jeudi 26 avril 2007
La Chine serait en passe de dépasser les Etats-Unis en matière d'émission de gaz à effet de serre, selon des responsables de l'Agence internationale de l'énergie cités par le Financial Times.

Cette fugurante progression dépasse toutes les prévisions puisque l'AEI n'avait envisagé que la Chine dépasse les Etats-Unis qu'en 2010. Selon Faith Birol, si la Chine continue sur son rythme habituel de croissance économique à 2 chiffres, ses émissions de C02 dévraient représenter "plus du double de tous les pays de l'OCDE réunis" dans vingt-cinq ans.


Cette explosion des émissions de CO2 serait notamment due à l'utilisation du charbon pour produire de l'électricité. L'année dernière, selon The Guardian, la Chine a construit en moyenne cinq centrales à charbon par semaine.

Bref, on est bien loin des îles vertes 100% écologistes dont on a déjà eu l'occasion de vous parler...

Source: Le Monde
Samedi 21 avril 2007
Avez-vous vu « La vérité qui dérange », le soi-disant film d’Al Gore. Bien que diffusé dans 35 pays, on se demande encore si le réalisateur (celui qui a travaillé derrière la caméra) touche des « royalties » ; c’est bien comme ça qu’ils disent ?

Quoi qu’il en soit, ce documentaire est de plus en plus souvent présenté comme « la partie la plus visible d’une série d’opérations psychologiques et politiques coordonnées par des intérêts financiers basés en Grande-Bretagne, ayant pour but de tromper et de contrôler. »

Et là, ça devient croustillant.
Les initiateurs de cette vaste opération seraient des résidents londoniens, connus par ailleurs : Tony Blair, Gordon Brown et Jeff S. Skroll (ancien patron d’ebay aujourd’hui à la tête  de Participants Production, principale source de financement du documentaire d’Al Gore (puisque c’est comme ça qu’on l’appelle), avec un autre fond d’investissement : Generation Investment Management (dont Al Gore est co-fondateur, avec David Blood).

La polémique commence avec le principe « d’économie du changement climatique », dont le principe fondateur est que les théories du réchauffement climatique, tel que présentées ces dernières années, sont la conclusion d’une vaste opération de manipulation de groupes financiers londoniens, aux idéologies bien capitalistiques.
Ceux qui nous révèlent ces opérations voient dans la conclusion du film qu’il faudrait réduire la population mondiale et le niveau d’activité économique afin de diminuer le dioxyde de carbone dans l’air. Ce qui justifierait par prolongement le contrôle de l’activité économique des nations, par les Etats les plus responsables, autrement dit les Etats-Unis, ça vous fait sourire ?

Selon les journalistes de revues sérieuses, la question que pose réellement le documentaire est la création d’un marché des droits d’émission de dioxyde de carbone. Les Anglais ayant reconnu l’expertise d’Al Gore en termes de hedge fund ainsi que sur les problématiques environnementales, ont embauché le président pas élu, comme conseillé à ce propos de Gordon Brown, ça vous fait moins rire ?

Alors, une bataille écologique est lancée. Un mouvement « contradicteur » d’Al Gore sort du lot : le mouvement des jeunes de Lyndon LaRouche supporté par de « nombreux » scientifiques. Dans un premier temps, ils ont répondu par un autre film : The Great Global Warming Hoax, diffusé sur Channel 4 en Angleterre, où des scientifiques contredisent les affirmations du documentaire d’Al Gore, dont l’objectif serait de définitivement priver les pays en développement de … développement.
S’en suit un second documentaire encore diffusé sur Channel 4, The Great Global Warming Swindle, où des scientifiques appartenant à des instituts de renom s’opposent à la thèse du réchauffement global. Qui encore une fois associe le « mouvement environnementaliste » a une opération « anti-humaine » (Dr Patrick Moore, co-fondateur de Greenpeace.)
Pour voir le film : http://video.google.fr/videoplay?docid=-4123082535546754758&hl=fr

Rationnellement, il faudrait pour définir son camp, si tant est qu’on nous le demande, s’intéresser de plus prés aux thèses des contradicteurs, celles d’Al Gore étant répétées un peu partout.

Les voici brutes, ni scientifique, ni présidente d’un hedge fund, je manque de légitimité pour affirmer ou infirmer aucunes d’entres elles.
-    Il n’y a pas de preuve scientifique de l’effet de serre, car les périodes de réchauffement précèdent et non succèdent à celle de la hausse de CO2 atmosphérique.
-    Il y a eu un refroidissement au cours de la période 1940-1975, qui a vu le plus de production de CO2 avec la réindustrialisation de l’après guerre, alors que le réchauffement de la période 1975-2000 correspond a une période de récession industrielle.
-    Les « carottage » polaires base unique des travaux sur le réchauffement climatique « prouvant » l’accroissement de CO2 sont contestables et en contradiction avec les mesures atmosphériques chimiques.
-    Il y a une corrélation entre les périodes de réchauffement et les éruptions solaires, bien plus qu’avec l’émission de CO2.

En conclusion : Ca chauffe à Londres et l’été arrive à grand pas.

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