Nous avons fait parvenir un questionnaire à tous les prestigieux hôtels de Tahiti. Pour le moment seul l'InterContinental French Polynesia Resort Hôtel nous a renvoyé ses réponses. En avril 2007, le groupe a participé au World Saver Award du groupe de presse Conde Naste Traveler.
Il fallait justifier d’un plan d’actions en faveur du développement durable dont voici les points principaux : contribution aux causes environnementales et humanitaires, amélioration de l'éducation ou des conditions de vie des populations locales, mise en œuvre de programmes de protection de la biodiversité. D'autres critères viennent s'ajouter: mise en œuvre de programme de préservation de l'environnement ou de sites culturels, constructions écologiques et pratiques innovantes.
(petit clin d'oeil vu du ciel de notre lieu d'entrainement de pirogue sur le lagon de Faaa).
Le 23 septembre 2004, l'InterContinental French Polynesia Resort Hôtel sous l’impulsion de son propriétaire Richard Bailey a créé l'association Te Mana O Te Moana (le pouvoir de la mer). A travers ses activités de recherche, de conservation, de communication et d'éducation, elle œuvre pour la protection de l’environnement marin en Polynésie française et la sensibilisation du public.
D’autres actions ont été menées. La « green team » regroupe quelques employés motivés par le développement durable. Elle a pour objectif de sensibiliser le personnel sur cette thématique. En termes d’innovation, j’ai fait un billet sur la climatisation de l’Hôtel Thalasso Spa de Bora Bora (cf la vidéo).
Dans son discours du 13 octobre 2006 à Hong Kong, monsieur Bailey prononçait : « Appliqué au tourisme, le développement durable contribue de manière équitable et éthique à améliorer le sort des habitants des zones en développement, et ce tout en préservant les ressources naturelles et culturelles pour les générations futures. Le touriste devient un acteur engagé dans ce processus. Parce qu’il peut faire le choix en faveur d’un tourisme responsable ».
Il faut espérer que les autres groupes hôteliers se donnent les moyens de tenir ce genre de discours et de se fixer les mêmes objectifs en terme d'actions. (J'attends encore leurs réponses que je publierai). Pour le moment, l’un d’entre eux subit de forts mouvements sociaux.
A Tahiti la deuxième édition de la semaine pour l’environnement ou "Heipuni days " débutera le 5 juin. La ministre de Tahiti pour l’environnement vient d’annoncer l’ouverture d’un forum où plusieurs associations luttant pour la protection de l’environnement pourront s’exprimer. La population par contre attend toujours un plan d’actions plus concret pour les 10 années à venir.
www.actualitesolidarite.com
La modération dans un monde d’excès est devenue la ligne de bonne conduite et de responsabilisation. Cet adage est aussi valable dans le domaine de l’écologie. C’est ainsi que l’ONU vient de paraître : « Sustainable Bioenergy : A Framework for Decision Makers » publié par UN Energy.Ce rapport met en avant les bienfaits obtenus et espérés grâce à l’utilisation d’énergies renouvelables notamment de source végétales, tant pour les populations des pays en voies de développement (développement agraire, création d’emplois, développement des économies rurales…) mais comme toujours, la modération reste de mise…
Hors ces pays en recherche de développement ont besoin de fonds rapidement, et ne connaissent pas les dictons contre l’alcool au volant.
L’utilisation dans ces conditions de biocarburants pourrait être plus néfaste que positive. Les impacts principaux se font ressentir au niveau de la sécurité alimentaire, du changement climatique, de la biodiversité. Le rapport préconise donc « une utilisation des terres socialement acceptables et d’un développement bioénergétique dans une optique durable ».
Il apparaît que la culture de la canne à sucre de manière intensive, notamment le Brésil, leader mondial de l’énergie « bio », à favoriser des élans de déforestation, la pollution de sols, et restreint la biodiversité et donc la sécurité alimentaire.
D’autre part, le rapport de l’ONU à le mérite de poser la question fondamentale de savoir comment faire cohabiter des petites structures agricoles peu développées et de grandes multinationales qui s’engouffrent dans le « green economy » (en référence au billet vert et à la couleur de nos douces campagnes).
Consommons modérément, un carburant modérément produit…
Monsieur Gaston Tong Sang est le nouveau Président de
Dans le bilan des 100 jours du gouvernement, la ministre pour le tourisme et pour l?environnement nous livre toutes ses actions menées. Sur douze thématiques, cinq concernent directement l?environnement. En retirant les mesures déjà engagées depuis quelques années, la ministre a mené 2 actions en faveur de l'environnement: la réhabilitation des décharges et la mise en place d'une Maison de l?environnement.
Il y a quelques jours, les professionnels du tourisme se sont réunis pour élaborer leur schéma directeur pour les 5 années à venir. Plusieurs intervenants sont passés au podium. Du vice président du pays (Temauri Foster) en passant par la ministre du tourisme et de l?environnement (Maina Sage), puis du chef du service du tourisme (Gérard Vanizette) à la directrice générale du GIE Tahiti Tourisme (Dany Panero)?aucun n?a pris en compte le facteur environnemental pour le développement du secteur du tourisme. Par conséquent, le schéma directeur ne prend pas encore en compte le développement durable et la responsabilité sociale des entreprises.
Les décideurs économiques
Le Syndicat des Industriels de Polynésie française (SIPOF) affiche une vocation résolument tournée vers la promotion de l?industrie polynésienne. Les 4 axes majeurs de sa mission n?englobent pas l?aspect environnemental ou développement durable. La responsabilité sociale des entreprises n'est pas non plus évoquée.
Le Conseil des Entreprises de Polynésie Française (CEPF), est une Confédération d'associations qui a pour mission de représenter et de défendre les intérêts économiques et moraux de l'entreprise. Organe apolitique de réflexion, de coordination, de conseils et de concertation au service de ses membres, il est l'interlocuteur des partenaires sociaux et des pouvoirs publics. Le CEPF a lancé une excellente initiative en créant une association pour lutter en faveur de la sécurité routière. Cependant, le développement durable ou la responsabilité sociale des entreprises ne sont pas des thématiques qui semblent les intéresser pour le moment. Pourtant, le CEPF est perçu comme un interlocuteur privilégié, une force de réflexion, de concertation et surtout comme une force de Proposition.
Les élus politiques
Dans la bataille pour les législatives qui réunie 22 candidats pour
Bilan
Il y a quelques semaines je titrais un de mes postes ?Développement durable en marche pour Tahiti », c?était en me reposant sur la volonté du président Gaston Tong Sang de faire de cette thématique une priorité. Aujourd'hui, force est de constater que les acteurs politiques et les décideurs du secteur économique de Tahiti n?ont pas encore pris en considération la volonté du président Gaston Tong Sang en faveur du développement durable.
P.S:
L'Américain Damien Hobgood a battu l'Australien, Mick Fanning, en finale de la Billabong Pro 2007 à Teahupoo avec une note de 16.60 contre 16.20. (Tahiti presse)
Justement, l'île de Raiatea connaît un grave problème de déchet. Madame Sage, ministre de l’environnement s’est déplacée sur l’île pour constater l’abondant du projet de Centre d'enfouissement technique de l’île. A ce jour aucune solution à moyen et long terme n’a été trouvé pour la gestion des déchets. « Les demandes des maires de l'île pour poursuivre ce chantier n'ont jusqu'à présent jamais été entendu et la situation devient plus que préoccupante. De ce fait, faute de ramassage, les habitants déposent, depuis deux ans, leurs déchets ménagers à Uturoa, la commune voisine, dans les poubelles du bord de mer ou en pleine ville. Le niveau de la décharge municipale d'Uturoa est aujourd'hui arrivé à son maximum ».(merci Anouck pour les infos).
Que s’est il passé ? Pourquoi une telle défaillance dans la gestion des déchets sur l’île de Raiatea ?
Les techniciens du ministères de l’environnement ont peut
être manqué de faire appel à
Le magazine Tahiti-Pacifique, n° 75 de juillet 1997 nous donne un éclairage sur l’expérience de monsieur Meuel : « A l'occasion de
Alors on peut comprendre l’hésitation du ministère à s’appuyer sur
Le président du pays a rappelé lors de son discours du 20 février dernier à l'intention des établissements publics: « S’il (
PS: photo 2, centre d'enfouissement de la commune de Arue.
Selon l'Agence internationale de l'énergie (AIE),
ment des pays qui émettent le plus de gaz à effet de serre dans le monde. C'est une avance de trois sur les prévisions prévues. Dans ces conditions, l'augmentation des émissions chinoises va annuler les effets des efforts des autres pays pour réduire leurs propres émissions.
La croissance économique de la Chine couplé à l’augmentation de sa consommation en matière énergétique impactent directement les rapports géostratégiques et géoéconomiques des pays développés
Pensait il au Système communautaire d'échange de quotas d'émission (SCEQE), ou au Mécanisme de développement propre (MDP)? Car les pays émergeant comme
L’ambassadeur honoraire des Pays-Bas Dr Anton G.O. Smitsendonk donne son analyse sur la dégradation de l’environnement induite par la croissance rapide du PIB de
Sauf qu'un hélicoptère émet 12 à 20 fois de plus de CO2 au km qu'une voiture. Le vol complet aura duré deux heures, donnée confirmée par le Ministère de la Défense belge.
Ce qui est encore plus révoltant, c'est que ce ministre persiste et signe, expliquant que ce n'est pas son vol qui va contribuer au réchauffement climatique. Sauf que ce genre d'attitude et de discours pose problème : la lutte contre le réchauffement climatique n'est pas une affaire d'individus mais d'action collective. Si chacun fait comme bon lui semble en expliquant que c'est pas sa petite action qui va aggraver les choses, passez moi l'expression, mais on n'est pas sortis de l'auberge. Car l'agrégation de comportements individuels a priori ultra-marginaux quant à leur effet sur l'environnement conduit à de véritables désastres comme nous sommes en train de le vivre.
Carton rouge pour ce ministre, qui aurait mieux fait de se déplacer en voiture et qui a un comportement totalement contre-productif. La lutte contre le réchauffement est l'affaire de tous. Personne n'a le droit de s'exclure de cette lutte par un comportement totalement individualiste.
Source : Délit de Presse
Alex Duprel est le patron et le rédacteur en chef du mensuel Tahiti Pacifique. Dans son magazine n° 143 de mars 2003, il dénonçait déjà que l’achats de terrains par le Territoire à des prix «"faramineux" est un des facteurs de la flambée continue des prix de l'immobilier en Polynésie française, des prix qui font que l'employé Tahitien, même les cadres, ne peuvent plus accéder à la propriété. Il dénonçait aussi que les montants de la revente ou les conditions d’échange de certains de ces terrains profitaient toujours à l’acquéreur. Dans la plupart des cas, celui-ci faisait parti du cercle des amis proches du pouvoir politique.
Dans la plaine de la vallée de
le Territoire avait acquis un terrain de
reuses familles polynésienne. On profitait d’une manière conviviale et paisible des bassins naturels que nous offrait la rivière. Aujourd’hui, le lit de la rivière est pratiquement asséché. Les montagnes reculent. La plaine a un visage lunaire. Il faut marché des kilomètres sur un chemin abîmé pour enfin accéder à un point d’eau suffisamment profond pour se baigner.
L’association des consommateurs Te Tia Ara a pour objectif « de parler pour ceux qui se taisent et de se lever pour être leur porte-parole ». Elle est épaulée par des consultants et des avocats bénévoles. Elle vient récemment d’adhérer à l’association française Que Choisir pour avoir plus de poids, pour asseoir sa légitimité. L’association englobe également les associations de lotissements sociaux, dont le problème principal est le paiement des loyers». Plutôt que prendre en compte ce problème, l’association a décidé de dénoncer les moins de 5% (selon les rapports d’analyse du ministère de l’agriculture) de résidu de pesticide trouvé sur les légumes. Mais il est vrai que la vie sociale aux abords d’une rivière telle que

ction Nature » sera sensible aux problèmes environnementaux de la vallée de
En ce moment encore, c’est en face de carrefour Punaauia que la montagne est victime des assauts d’engins lourds. (Merci à Anouck pour les photos)
Cette fugurante progression dépasse toutes les prévisions puisque l'AEI n'avait envisagé que la Chine dépasse les Etats-Unis qu'en 2010. Selon Faith Birol, si la Chine continue sur son rythme habituel de croissance économique à 2 chiffres, ses émissions de C02 dévraient représenter "plus du double de tous les pays de l'OCDE réunis" dans vingt-cinq ans.Cette explosion des émissions de CO2 serait notamment due à l'utilisation du charbon pour produire de l'électricité. L'année dernière, selon The Guardian, la Chine a construit en moyenne cinq centrales à charbon par semaine.
Bref, on est bien loin des îles vertes 100% écologistes dont on a déjà eu l'occasion de vous parler...
Source: Le Monde
Quoi qu’il en soit, ce documentaire est de plus en plus souvent présenté comme « la partie la plus visible d’une série d’opérations psychologiques et politiques coordonnées par des intérêts financiers basés en Grande-Bretagne, ayant pour but de tromper et de contrôler. »
Et là, ça devient croustillant.
Les initiateurs de cette vaste opération seraient des résidents londoniens, connus par ailleurs : Tony Blair, Gordon Brown et Jeff S. Skroll (ancien patron d’ebay aujourd’hui à la tête de Participants Production, principale source de financement du documentaire d’Al Gore (puisque c’est comme ça qu’on l’appelle), avec un autre fond d’investissement : Generation Investment Management (dont Al Gore est co-fondateur, avec David Blood).
La polémique commence avec le principe « d’économie du changement climatique », dont le principe fondateur est que les théories du réchauffement climatique, tel que présentées ces dernières années, sont la conclusion d’une vaste opération de manipulation de groupes financiers londoniens, aux idéologies bien capitalistiques.
Ceux qui nous révèlent ces opérations voient dans la conclusion du film qu’il faudrait réduire la population mondiale et le niveau d’activité économique afin de diminuer le dioxyde de carbone dans l’air. Ce qui justifierait par prolongement le contrôle de l’activité économique des nations, par les Etats les plus responsables, autrement dit les Etats-Unis, ça vous fait sourire ?
Selon les journalistes de revues sérieuses, la question que pose réellement le documentaire est la création d’un marché des droits d’émission de dioxyde de carbone. Les Anglais ayant reconnu l’expertise d’Al Gore en termes de hedge fund ainsi que sur les problématiques environnementales, ont embauché le président pas élu, comme conseillé à ce propos de Gordon Brown, ça vous fait moins rire ?
Alors, une bataille écologique est lancée. Un mouvement « contradicteur » d’Al Gore sort du lot : le mouvement des jeunes de Lyndon LaRouche supporté par de « nombreux » scientifiques. Dans un premier temps, ils ont répondu par un autre film : The Great Global Warming Hoax, diffusé sur Channel 4 en Angleterre, où des scientifiques contredisent les affirmations du documentaire d’Al Gore, dont l’objectif serait de définitivement priver les pays en développement de … développement.
S’en suit un second documentaire encore diffusé sur Channel 4, The Great Global Warming Swindle, où des scientifiques appartenant à des instituts de renom s’opposent à la thèse du réchauffement global. Qui encore une fois associe le « mouvement environnementaliste » a une opération « anti-humaine » (Dr Patrick Moore, co-fondateur de Greenpeace.)

Pour voir le film : http://video.google.fr/videoplay?docid=-4123082535546754758&hl=fr
Rationnellement, il faudrait pour définir son camp, si tant est qu’on nous le demande, s’intéresser de plus prés aux thèses des contradicteurs, celles d’Al Gore étant répétées un peu partout.
Les voici brutes, ni scientifique, ni présidente d’un hedge fund, je manque de légitimité pour affirmer ou infirmer aucunes d’entres elles.
- Il n’y a pas de preuve scientifique de l’effet de serre, car les périodes de réchauffement précèdent et non succèdent à celle de la hausse de CO2 atmosphérique.
- Il y a eu un refroidissement au cours de la période 1940-1975, qui a vu le plus de production de CO2 avec la réindustrialisation de l’après guerre, alors que le réchauffement de la période 1975-2000 correspond a une période de récession industrielle.
- Les « carottage » polaires base unique des travaux sur le réchauffement climatique « prouvant » l’accroissement de CO2 sont contestables et en contradiction avec les mesures atmosphériques chimiques.
- Il y a une corrélation entre les périodes de réchauffement et les éruptions solaires, bien plus qu’avec l’émission de CO2.
En conclusion : Ca chauffe à Londres et l’été arrive à grand pas.

