Vendredi 15 juin 5 15 /06 /Juin 01:00

La compagnie aérienne Air Tahiti Nui (ATN) est un pilier du tourisme polynésien.   Elle représente le rayonnement de la Polynésie française dans le monde.  En 2006, ATN à reçu le prix du meilleur service à bord, décerné par la société Skytrax. Cependant, en termes de protection de l’environnement, il y a un véritable déficit. Contrairement à son concurrent Air France, Air Tahiti Nui n’a pas encore émise de rapport annuel sur le développement durable.  

« Depuis 2005, Air France-KLM est le seul groupe de transport aérien à appartenir aux principaux indices de développement durable, Dow Jones Sustainability Index, FTSE4Good et ASPI. Cette reconnaissance témoigne de la volonté du groupe à trouver le meilleur équilibre entre les valeurs sociales, la protection de l'environnement et la performance économique ».(source)


En attendant des nouvelles de la part de la direction sur la thématique du développement durable, je me suis intéressés à calculer la somme que pourrait utiliser ATN pour compenser ses émissions de gaz à effet de serre.


Si vous souhaitez compenser les émissions de CO2 émis par l’avion que vous empruntez lors de vos voyages, c’est désormais possible.  Le site Action carbone (1) de l’association Good Planet vous permet en quelques clics d’effectuer le calcul.  Par exemple pour un A/R Paris-Papeete, il vous coûtera 103,8 euros.  Quelles montant selon le site Action Carbone, ATN devrait elle consacrer à la compensation de ses émissions de gaz à effet de serre ?


Compenser ses émissions de CO2
Pays Distance AR Tarif en euros nb de Touristes transportés Montant compensation en euros
France      36 000   103,8        42 315                   4 392 297  
USA      13 244   43,78        71 621                   3 135 567  
Japon      18 990   103,2        21 739                   2 243 465  
Italie      31 422   214,3        13 967                   2 993 128  
Australie      12 226   40,47        11 426                      462 410  
      Total          13 226 868  

Nb Passager transporté en 2006:   221 549
Chiffre d'Affaire 2003:                     161 637 573 euros (soit 19.445 millions FCP)


Selon ce tableau, la compagnie Air Tahiti Nui devrait consacrer 10.905.696 euros chaque année pour compenser ses émissions de gaz à effet de serre.  Ce montant représente 6.7% de son Chiffre d’Affaire de 2003 (C.A 2004 à 2006 non connu).  Comme pour Air France, l’utilisation de ce montant peut en aussi se traduire par le soutien à des projets environnementaux proposé par les collectivités locales. 

A l'ouverture des « Heipuni days », le Président de la Polynésie française s'est engagé à être un ambassadeur  du
Défi pour la Terre.   Il a signé en présence de la représentante de la fondation Nicolas Hulot en Polynésie Silvy Deschamps le pacte pour la terre.  Saura-t-il insuffler le principe du développement durable au sein de la compagnie au Tiare?  Est ce que la compagnie aérienne Air Tahiti Nui dont le pays est le principal actionnaire pourra combler son déficit environnemental face à son concurrent Air France ?  Est ce que l'éco tourisme peut être un vecteur de développement économique durable pour Air Tahiti Nui?

Le président  Gaston Tong Sang nous donne sa réponse : « Bora Bora est une île extraordinaire et son lagon est unique. Tout cela représente certes des atouts mais ce n’est plus suffisant, c’est même dépassé. Maintenant il faut se battre sur une qualité de l’environnement. Demain je suis sur que les destinations seront classées sur la qualité de l’eau, de l’air et de la terre. Si vous ne remplissez pas ces critères de qualité, la destination est rayée de la carte. Voilà le tourisme de demain ».


  

(1) - Action Carbone bénéficie de nombreux soutiens pour mener à bien son action en faveur de la lutte contre le changement climatique (ADEME, Caisse des dépôts, Fondation Nicolas Hulot et Défi pour la Terre, Voyage pour la planète).


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Lundi 11 juin 1 11 /06 /Juin 22:00

La Polynésie française va dans quelques jours élire ses 2 députés qui porteront la voix des électeurs polynésiens dans l’hémicycle de l’assemblée française. Bruno Sandras et Michel Buillard (député sortant) du parti orange seront face aux candidats du parti bleus ciel Oscar Temaru et Pierre Frebault.  Voici leur propositions en matière dé développement durable :


  Le Parti Orange du Tahoeraa Huiraatira.

L’assainissement des eaux usées, l’eau potable et le traitement des déchets

Le développement économique passe par le développement touristique et la protection de l’environnement. A ce titre, nous devons faire face aux grands chantiers de l'assainissement des eaux usées, de l’eau potable et du traitement des déchets. S’agissant des déchets hospitaliers, nous appuierons la création de centres de traitements aux Iles-sous-le-Vent et aux Marquises. Nous contribuerons à l’élaboration  d’un partenariat Etat-pays-communes, et solliciterons le concours financier de l’Etat pour tous ces grands travaux.

Le développement des énergies renouvelables.

Nous soutiendrons la politique de Nicolas SARKOZY qui a placé l’environnement au centre de ses préoccupations et nous inciterons à ce que les mesures prises en métropole, notamment dans le domaine des énergies renouvelables et de la fiscalité, puissent trouver leur application en Polynésie.


Le Parti Bleu de l’Union Pour La Démocratie (UPLD).

 

D’un côté le parti orange offre un bilan très pauvre en matière de développement durable. Pendant plus de 20 ans de gouvernance à la tête de la Polynésie française, seules les communes de Bora Bora et de Punaauia ont bénéficié d’une vrai politique d’assainissement des eaux usées.  Quarante six autres communes attendent encore.  En termes d’énergie renouvelable, la sensibilisation auprès du public et les aides en faveur de l’utilisation de l’énergie solaire restent encore insuffisants.

Du côté du parti Bleu, monsieur Temaru maire de la commune de Faaa, n’a pas encore réglé le problème de la décharge publique de sa commune.  Pendant plus de 20 ans, des études ont bien été menées mais aucune solution n’a pour le moment pas été retenue ou mise en œuvre.  De plus  la commune n’a pas encore adhérer au schéma global de traitement des ordures ménagères du gouvernement. Il n'y a pas encore de tri sélectif des déchets.

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Jeudi 7 juin 4 07 /06 /Juin 03:17

Le président Gaston Tong Sang a ouvert les « Heipuni Days » par un discours officiel.  Il a réaffirmé sa volonté de lutter contre la pollution et le réchauffement climatique.  Il a souligné son engagement en faveur du de l’environnement et du développement durable.   Il a rappelé le rôle des élus politiques et des acteurs économique dans cette tâche. « Il appartient, certes, aux dirigeants politiques et économiques d’agir, de prendre toutes les mesures et tous les engagements pour limiter les atteintes directes ou indirectes à l’environnement, notre mère nature. Mais il demeure de notre devoir à tous, de défendre ce patrimoine et de l’aimer. Soyons des éco citoyens au quotidien en privilégiant le développement durable et en contribuant à la préservation de notre environnement ».


Pour sa part, la ministre pour l’environnement reconnaît que travail réalisé jusqu’à présent reste insuffisant.  Outre cet évènement du « Heipuni days », elle souhaite mettre en place dans les prochains mois les brigades vertes. 

Face à ses discours, monsieur Guy Jacquet, Don Quichotte de l’environnement à Tahiti depuis 34 ans a émis 2 observations1.  Il n’est pas convaincu par les mesures prises par le ministre de l’environnement.  Il répète encore et encore de seulement faire appliquer la législation existante de manière à sanctionner les pollueurs.  Il propose aussi de mettre en œuvre une politique de travaux d’intérêt générale où les jeunes délinquants de la maison d’arrêt de Tahiti pourraient rendre un service efficace aux communes et au pays en matière de protection de l’environnement (arrachage du myconia, nettoyage des plages et des bordures de routes..). 

 

Enfin, il faut le rappeler. Le Président Tong Sang est maire de l’île de Bora Bora.  Cette perle du pacifique est effectivement exemplaire en matière de développement durable (réseau collectif d’assainissement, gestion des déchets, distribution d’eau potable…).  Dans son discours il a dit sa fierté de «citer Bora-Bora, l’île chère à mon cœur, qui a à nouveau reçu le « pavillon bleu », ce pavillon qui témoigne de tout l’effort que les partenaires publics et privés, territoriaux, nationaux et européens, ont fourni ensemble pour la préservation de la richesse de la nature ». 

Cependant, Gaston Ton Sang est aussi depuis 1980 le président du Syndicat pour la Promotion des Communes de la Polynésie Française(SPCF) .  Et pour le moment, sur les 48 communes que rassemble le SPCPF seule la commune de Punaauia est sur le chemin pour bénéficier des mêmes bienfaits que la commune de Bora Bora en terme de protection de l’environnement (projet d’assainissement collectif) qui bénéficie du Fond Européen de Développement (FED).   En 27 ans d’existence, le bilan pour le SPCPF est donc peu reluisant.  Les partenariats entre les acteurs publics privés  territoriaux nationaux et européens sont encore très limités. La politique de communication des différents organismes et services publics est encore trop dispersée et souvent méconnu du grand public.

 

1-Journal télévisé de RFO du 5 juin 2007

 

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Mercredi 6 juin 3 06 /06 /Juin 22:42

La crise sociale qui a touché les hôtels Sofitel de Tahiti et Moorea, filiales du groupe Accord, vient de se terminer.  C’est la cinquième grève consécutive en moins de 12 mois, un record dans le secteur hôtelier de la Polynésie française.  Les revendications des syndicats constituent un coût économique important pour les deux hôtels en cause.  Monsieur Reissinger directeur délégué du groupe Accord estime le poids financier  entre "400 000 à 600 000 euros (soit 47.6 à 71,4 millions de Fcfp)"1.


Cette crise a fait sortir monsieur Teva Rofritch,  ministre de l’économie, de sa réserve pour faire un appel solennel vers les acteurs de la société civile en particulier les syndicats engagés dans cette crise « pour un retour à la raison » pour ne pas « casser la machine économique »2. (Est-il réellement possible que des acteurs issus de la société civile puissent casser la machine économique de la Polynésie française ?).  Marc Reissinger, directeur délégué d'Accor en Polynésie, ajoutait « il est temps de trouver les bons moyens de fonctionner pour que ce genre de chose, à l'avenir, puisse se régler autrement"3. 

 

Le groupe Accord, responsable des Sofitel Tahiti et Moorea estime pourtant la relation avec les partis prenantes (clients, fournisseurs, actionnaires, communauté locales collaborateurs) et avec l’environnement comme un point important pour une gouvernance efficace et efficiente.

 
Voici les termes du rapport annuel 2006 sur le développement durable du groupe Accord dans le volet « Les ressources humaines/le dialogue sociale » (p25) : « Le dialogue sociale au niveau du groupe, en France, est engagé au sein du conseil sociale, instance de concertation qui se réunit régulièrement et assure de façon informelle la permanence de la relation avec les organisations syndicales.  Lors de ces réunions, sont traitées les problématiques importantes dépassant le cadre des filiales ainsi que certains dossiers stratégiques ».  Il existe donc bien une solution pour anticiper ce genre de crise.  Le conseil social permet d’entretenir le dialogue social avec les syndicats.  Mais surtout  il permet la résolution de problématiques importantes et stratégique. 

Est-ce que la mise en place de ce conseil social est effective ou pas en Polynésie française ?  Est-ce que ce conseil peut répondre à la préoccupation de Monsieur Reissinger de « trouver les bons moyens pour résoudre autrement » une telle crise ?  Enfin, est-ce que, une telle crise sociale dont le fardeau financier pourrait atteindre 600 000 euros accompagné d’une réputation dégradé pour le secteur de l’hôtellerie en Polynésie française pourrait constituer un sujet stratégique ?  Est-ce que le conseil social est réellement une réponse au développement durable de l’hôtel Sofitel Tahiti ?  Monsieur Alain BLONDEAU est actuellement le manager de l’hôtel Sofitel Tahiti.

 
Sources :

1Tahitipresse, 04/06/2007 à 17:17, Grèves aux Sofitel: vers un déblocage

2Tahitipresse, 01/06/2007 à 17:17, Fin de la grève à Arue et reprise des discussions au Sofitel

3Tahitipresse, 01/06/2007 à 17:17, 25/05/2007 à 16:17, Grève aux hôtels Sofitel de Tahiti et Moorea: la direction exaspérée

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Vendredi 1 juin 5 01 /06 /Juin 12:28

No oe e te Nunaa est un parti politique de Tahiti créé en 2003.  Sa présidente Nicole Bouteau a été une pionnière dans la sensibilisation de la population de Tahiti et ses îles au concept de développement durable.  Elle a été ministre du tourisme puis représentante à l’assemblée de la Polynésie française.  Aujourd’hui elle est candidate aux élections législatives 2007.  Madame Nicole Bouteau a signé le pacte écologique de Nicolas Hulot.  Elle nous livre ici ses réponses concernant le développement durable.

 

1) Sur le développement durable?

 "Nous avons constitué, et fait évoluer, l’organisation interne du parti de manière à mettre en application les principes du développement durable. Nous avons en particulier mis l’accent sur la transversalité de la prise de décision à travers notre Conseil fédéral, qui regroupe les référents de chaque branche du parti, des groupes programmes (culture, économie, environnement, social, institutions) aux groupes communaux, des groupes logistiques aux groupes communication, etc.

 (…) D’une manière plus générale, le développement durable est un mode de développement qui arrive à concilier une économique efficace avec une société équitable et riche culturellement, et le respect, l’exploitation mesurée des ressources environnementales (le principe de précaution et de responsabilité vis-à-vis de l’environnement).  (…)La bonne Gouvernance est aussi une des clés de la réussite du développement durable.

 (…) Le développement durable c’est aussi une série d’outils qu’il faut parfaitement maîtriser pour voir, enfin, ces principes de précaution, de transparence, de responsabilité vis-à-vis des générations futures se réaliser.  Décloisonner les obstacles entre les générations (assurer un avenir professionnel pour les jeunes qui arrivent en nombre), entre les zones géographiques (Tahiti et les Archipels), entre tous les acteurs de notre Communauté polynésienne qui œuvrent, chaque jour, à la dynamique de notre pays n’est pas une mince affaire. Mais, et j’en suis convaincue, le peuple polynésien, dans toute sa mixité, renferme en son cœur tous les ferments pour accomplir un formidable engagement « développement durable » pour notre Pays.

 Encore aujourd’hui, ce combat je le mène. Dans cette campagne des Législatives, je m’engage à travers notre profession de foi à, je cite, « inscrire dans les évolutions de notre Statut d'autonomie le Développement Durable et Équitable comme une priorité pour l'avenir de notre Fenua. Il y sera précisé qu'il constitue le préalable indispensable au soutien de tout projet crédible et structurant pour la Polynésie.». Les mesures ne s’arrêtent bien sûr pas là, tant le développement durable transverse toutes les composantes de notre société ; aussi je vous engage à consulter bien d’autres de nos engagements sur les sites Internet www.nicolebouteau.com et tamatoadoom.com.

 Le rôle d’un politique est d’agir dés aujourd’hui, avec justesse, pour des résultats concrets pour le bien-être de sa population, l’efficacité de son économie, la préservation des fragiles richesses de son environnement naturel. Mais il doit aussi voir loin afin d’appréhender les évolutions de notre société et du monde qui nous entoure. Le développement durable lui offre toutes ces opportunités. À lui de savoir les saisir, les maîtriser, les appliquer.

 

2) Les acteurs du développement durable en Polynésie française ?

 J’aurai peut-être la facilité de vous répondre « tout le monde », mais ce serait un peu rapide.  (...) Le développement durable nous apprend qu’il est illusoire de vouloir imposer des « solutions » non approuvées, non comprises car non expliquées, comme cela a malheureusement trop souvent été le cas. Si les problèmes touchent la base, c’est aussi à la base que peuvent émerger des solutions. Bien sûr, un Gouvernement, une Commune, qui appliquerait des principes de développement durable a des ressources et des moyens considérables, une vision d’ensemble, qu’il doit mettre à profiter pour soutenir, en tant que partenaire du développement, des projets structurés, cohérents et promoteurs de solutions durables. Nous devons décider ensemble de notre futur.

 Outre des acteurs comme le Conseil Économique Social et Culturel (représentation de la société civile) et l’Assemblée de Polynésie française, madame Bouteau propose la création de :

- un Parlement des jeunes du Pacifique (…)

- un Conseils des Archipels comme Institutions statutaires et de faire appel aux instances européennes et à la coopération internationale pour mettre en place un « Schéma Global de Développement » en faveur de nos Archipels.

- Un « Comité Polynésien du développement durable  pour jouer un rôle pilote au sein de notre Région en se connectant à des structures équivalentes dans les autres Pays du Pacifique (… )»

 (…) Il n’y a pas de solution « miracle », applicable partout et efficace dans toutes les situations. Des initiatives peuvent venir de tous les niveaux de la société. L’important ici est plus la méthode (transparence, concertation, principes de sécurité, décloisonnement, décentralisation, etc.) que les moyens.

 

3) Les actions à mener en tant que Député à l’Assemblée ?

 Soyons clairs, le rôle du Député ne consiste pas à aller quémander des financements auprès du gouvernement central…Le rôle du Député consiste à voter des lois. C'est donc par le soutien de projets de lois et d'amendements que le Député s'exprime en qualité de représentant de toute la population polynésienne.

 J’ai déjà eu l’occasion dans mes deux précédentes réponses d’énumérer un certain nombre de mesures de fond que les Députés No Oe E Te Nunaa s’engagent à porter auprès de la représentation nationale.

 (…) Les députés No Oe E Te Nunaa porteront ainsi en priorité devant la repr ésentation nationale un plan « Énergie Renouvelable » majeur".

 

Tamatoa Doom est membre du parti No Oe e Te Nunaa et candidat à la députation dans la cirsconcription ouest. J’espère pouvoir obtenir les réponses d’autres candidats à la députation. Le site internet du parti No Oe e Te Nunaa fourni des informations supplémentaires sur le développement durable.

Par Roland - Publié dans : Articles (FR)
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Vendredi 1 juin 5 01 /06 /Juin 06:19

Le président du Syndicat des Industriels de la Polynésie Française, monsieur Jimmy Wong nous a fait parvenir une première réponse courte sur la prise en compte du développement durable par les industriels.   Il est aussi le Directeur de la filiale du groupe Tenesol en Polynésie française  spécialisée dans la fourniture, l'installation, le suivi et l'entretien d'installations solaires de tout type.  Tenesol est une entreprise du groupe Total et EDF.  Leur rapport annuel sur le développement durable et la responsabilité sociale est accessible sur leur site Internet.


Les actions des industriels en faveur de la protection de l'environnement.

« D'abord par le respect des normes environnementales. En effet la plupart des structures industrielles ont fait l'objet d'un examen au niveau de la commission des établissements classés. Le texte régissant ces Etablissements classés n'est cependant pas bien adapté à la Polynésie car basé sur un contexte métropolitain où les zones d'activités sont plus étendues et plus modernes. Le souhait des industriels est bien que toutes les entreprises puissent respecter ces normes environnementales? »

 

Prise en compte de la responsabilité sociale par les industriels.

« D'abord par le développement de l?emploi car c'est ou cela devrait être la priorité du Territoire vu la démographie. L'industrie réinjecte beaucoup de valeur ajoutée locale dans notre économie et est beaucoup plus pourvoyeuse d'emploi que d'autres secteurs professionnels et en particulier le commerce ».

 

Existe-t-il une charte pour l?environnement pour le secteur des industriels ?

« Pas à ma connaissance, mais il existe des normes de référence comme l'ISO 14000 que certaines entreprises ont obtenues ».

 

Le développement durable peut il être considéré comme un vecteur de développement économique?

« Comme un atout si l'on considère le moyen terme et si les entreprises sont incitées à engager de telles actions... le rythme et l'adhésion permettront de meilleurs résultats »


Pour le moment les réponses restent incomplètes puisque le SIPOF mène actuellement une réflexion sur le développement durable dont la synthèse nous sera communiquée prochainement.  Cependant ces réponses font ressortir plusieurs conclusions.  Les actions en faveur de la protection de l?environnement sont encore limitées.  Le cadre (charte pour l?environnement) qui doit servir de référence pour tous les industriels de la Polynésie Le développement durable n?est pas encore compris comme un vecteur de développement économique à long terme.  Et enfin, la réglementation régissant les établissements classés doit être réactualisée. Sur ce dernier point, il s'agira de questionner le ministère de l'environnement pour obtenir leur position sur cette question.

 

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Jeudi 31 mai 4 31 /05 /Mai 10:55

Le groupe SUEZ a fait du développement durable une stratégie à part entière.  « … SUEZ intègre dans sa démarche tout un ensemble de responsabilités qu'il estime liées à son activité de groupe industriel, se donnant pour objectif général d'améliorer la qualité et le cadre de vie de ses collaborateurs, de ses clients et, plus largement, des communautés dans lesquelles il est implanté.…..Concepteur, constructeur et exploitant de sites industriels à travers le monde, SUEZ a également pris conscience de la nécessité d'associer sa politique environnementale à une valorisation des paysages prenant en compte la diversité des environnements naturels et humains ».

 

La lyonnaise des eaux devenu depuis SUEZ est en 1987 l’actionnaire majoritaire de la société anonyme électricité de Tahiti.  En 1991, la société a créé son siège sur les hauteurs de la commune de Faaa.  En 2004, elle a inauguré la mise en place de 2 nouveaux moteurs pour la centrale de la vallée de la Punaruu.  Qu’en est-il réellement du développement durable de la société énergétique  (Electricité de Tahiti ou EDT SUEZ) en Polynésie française ?

 

Il y a quelques semaines je vous parlais de la vallée de la Punaruu.  La rivière s’est  asséchée. Les familles polynésiennes ne se rendent plus au bord de la rivière pour profiter des bienfaits qu'offre la nature. Les plus courageux doivent poursuivre plus loin dans la vallée pour trouver enfin une piscine naturelle (dire que j’y allais souvent pour camper). Aujourd'hui, les propriétaires de la vallée limitent l’accès pour protéger le plateau des orangers.  L’association de protection de l'environnement de Punaauia « Te Mata Ara no te Muriavai no Punaruu » (le gardien de la rivière de la Punaruu), a déjà protester contre la pollution de la vallée de la Punaruu. Une seconde association "O toro Mai To Rima Ia Rupe Faahou o Punaauia" (Secourir et sauvegarder Punaauia) s’est créée pour lutter en faveur de la réhabilitation de la vallée de Punaruu.  Les pollutions environnementales sont donc bien réelles et continuent à mobiliser plus de citoyens polynésiens mais encore impuissants devant les dégâts causés par les industriels sur l’environnement.

 

Selon un ami encore sur place, la décharge sauvage qui aurait dû être fermée est encore ouverte et, la dégradation de l’environnement continue (photos en cours).  Si le groupe énergétique SUEZ actionnaire majoritaire d’EDT Tahiti affiche sa volonté de contribuer à la protection de l’environnement et à l’amélioration de la qualité de vie des communautés dans lesquelles il s’implante, en Polynésie française, la réalité ne rejoint pas le discours officiel.

 

Chaque année en juin, a lieu le concours des porteurs d'oranges.  Il s'agit de descendre à dos d'homme les oranges sauvages qui poussent sur un plateau accessible uniquement à pied (ou en hélicoptère), situé à plus de 300 mètres d'altitude. Chaque année les porteurs qui ont rapportés les plus grosses "glanes" sont honorés lors d'une fête organisée à la mairie de Punaauia. Les meilleurs arrivent à rapporter en un voyage plus de cent-cinquante kilos d'oranges.  Encore cette année, les porteurs d’oranges devront emprunter un début de route abîmé par les industriels de la zone, supporter les odeurs nauséabonds de la décharge sauvage et traverser un lit de rivière asséché.  Est il possible que la société énergétique EDT SUEZ participe à redonner aux porteurs d’oranges un début de piste plus respectueux de l’environnement ? 

Je me propose donc d’interroger la société EDT SUEZ de Tahiti sur cette question.  J’attends encore la réponse du président du SIPOF (Syndicat des Industriels de la Polynésie Française) concernant l'intérêt qu'il porte pour le développement durable à Tahiti.

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Samedi 26 mai 6 26 /05 /Mai 22:31
Le Sofitel affaibli par les mouvements sociaux

 
Deux hôtels Sofitel du groupe Accord font actuellement face à leur 5em mouvement social et ce, en moins d’un an.  On peut comprendre que cela exaspère la direction. Ces actions ont un impact négatif sur l’image de  la société auprès des clients des opérateurs étrangers et auprès des fournisseurs et autres prestataires de service.  Si le mouvement de grève se durcit, les conséquences financières seront importantes pour les grévistes mais aussi et surtout pour les deux hôtels Sofitel de Tahiti. Les prestataires de service et les fournisseurs subiront eux aussi de plein fouet les conséquences de cette crise. Leurs relations risquent d’être compromises durablement si la crise n’est pas résolue dans les plus brefs délais.

 
Démuni face à cette situation de crise.

 
Marc Reissinger, directeur délégué d'Accor souligne selon Tahiti presse "Les proportions que prennent les choses sont importantes (...) cela semble être une dérive dangereuse".  Monsieur Reissinger se retrouve sans moyens face aux syndicats, aux représentants du personnel et face à la pression sur les employés assurant leurs services. Le directeur régional des ventes du groupe Accor, Stéphane Sonnet rappelle que le groupe accord ne souhaite pas se désengager de la Polynésie française comme ce fut le cas aux Antilles. 

 
Intelligence économique et Développement durable

 
Voilà bien un exemple à étudier sous l’angle de l’intelligence économique.  Dresser une cartographie des acteurs, analyser les jeux d’influences et mettre en œuvre un plan d’actions innovant sont quelques éléments.  Ce sont surtout des réponses concrètes aux inquiétudes de Monsieur Marc Reissinger de « trouver les bons moyens de fonctionner pour que ce genre de chose, à l’avenir, puisse être régler autrement ».  Je rappelle que le Sofitel Tahiti du groupe Accord n’a pas encore répondu à notre petit questionnaire sur le développement durable.  Pourtant, cette thématique serait incontestablement un vecteur de développement durable pour le groupe Accord en Polynésie française.  Et toutes les parties prenantes (syndicats, clients, fournisseurs, opérateurs…) sont des atouts importants dans une telle démarche.

 

source: Tahitipresse

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Vendredi 25 mai 5 25 /05 /Mai 23:31

Monsieur Dominique Michaud, directeur générale de l'Hôtel du Méridien nous a répondu favorablement à notre petite étude sur le développement durable.  C'est un homme convaincu des bénéfices du développement durable.  « Aujourd'hui chaque citoyen doit s'inscrire dans l'action et non plus dans le constat et le gémissement. Changer ses propres habitudes avant de vouloir faire changer celle des autres ».  Il fait des gestes citoyens un réflexe quotidien : « gestion de l'eau, de l'électricité, covoiturage, tri des déchets, etc. »

Mais il ne s'arrête pas là.  Monsieur Michaud intègre les valeurs du développement durable dans la gestion de son entreprise. Il nous écrivait: "Mon rôle est aujourd'hui de fixer des orientations et de définir des objectifs mesurables à mon encadrement avec la participation de leur équipe".  Voici ses autres actions au sein des 2 hôtels Méridien:

- réduction des factures d'électricité de 5% par an (ampoule de basse consommation, formation du personnel aux bons réflexes, gestion de la climatisation

- maîtrise de la consommation d'eau

- utilisation de produits de nettoyage biodégradable, gestion des déchets et achat d'équipements plus modernes et adaptés à l'environnement de travail

- implication du CHSCT (Comité d'hygiène, de sécurité et des Conditions de Travail) auprès des employés pour améliorer les conditions de travail et la qualité de la vie (ex:lutte contre le tabagisme)

- parité dans l'emploi et respect des cultures

- préservation des zones maritimes et mise en place d'un programme de protection des tortues à l'hôtel Méridien de Bora-Bora.


Outres ces actions qui ne sont pas exhaustives, le directeur général des hôtels Méridien  Tahiti et Bora-Bora se fixe de nouveaux objectifs:

-Lutte contre l'obésité en faveur des employés (problème réccurent en Polynésie française)

- Elaboration d'un Plan de Gestion de l'Espace Maritime pour le lagon de la commune de Punaauia.  La mairie et la  société PAE TAI PAE UTA sont les autres partenaires engagés autour de ce projet.

- Mise en place d'un sentier sous marin en face de l'hôtel pour faire découvrir la richesse du lagon d'une manière éducative.


La ministre de Tahiti pour l'environnement n'a pas encore proposé un plan d'actions concret pour le développement durable à Tahiti.  Madame Sage trouvera sans aucun doute des pistes de réflexion dans les actions mis en place par les dirigeants des Hôtels Méridien et InterContinental Resort de Tahiti et ses îles.

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Mercredi 23 mai 3 23 /05 /Mai 01:54
Le 22 mars je publiai un billet titrant "Développement Durable en marche pour Tahiti".  Je précisai l'utilisation de la ressource marine dans  le système de climatisation de Thalasso Spa Hôtel de Bora Bora.  Ce système permet de réduire jusqu'à 90% la facture d'électricité du tout nouvel l'hôtel.  Voici la vidéo:



Par Roland - Publié dans : Articles (FR)
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