Mercredi 6 juin 2007

La crise sociale qui a touché les hôtels Sofitel de Tahiti et Moorea, filiales du groupe Accord, vient de se terminer.  C’est la cinquième grève consécutive en moins de 12 mois, un record dans le secteur hôtelier de la Polynésie française.  Les revendications des syndicats constituent un coût économique important pour les deux hôtels en cause.  Monsieur Reissinger directeur délégué du groupe Accord estime le poids financier  entre "400 000 à 600 000 euros (soit 47.6 à 71,4 millions de Fcfp)"1.


Cette crise a fait sortir monsieur Teva Rofritch,  ministre de l’économie, de sa réserve pour faire un appel solennel vers les acteurs de la société civile en particulier les syndicats engagés dans cette crise « pour un retour à la raison » pour ne pas « casser la machine économique »2. (Est-il réellement possible que des acteurs issus de la société civile puissent casser la machine économique de la Polynésie française ?).  Marc Reissinger, directeur délégué d'Accor en Polynésie, ajoutait « il est temps de trouver les bons moyens de fonctionner pour que ce genre de chose, à l'avenir, puisse se régler autrement"3. 

 

Le groupe Accord, responsable des Sofitel Tahiti et Moorea estime pourtant la relation avec les partis prenantes (clients, fournisseurs, actionnaires, communauté locales collaborateurs) et avec l’environnement comme un point important pour une gouvernance efficace et efficiente.

 
Voici les termes du rapport annuel 2006 sur le développement durable du groupe Accord dans le volet « Les ressources humaines/le dialogue sociale » (p25) : « Le dialogue sociale au niveau du groupe, en France, est engagé au sein du conseil sociale, instance de concertation qui se réunit régulièrement et assure de façon informelle la permanence de la relation avec les organisations syndicales.  Lors de ces réunions, sont traitées les problématiques importantes dépassant le cadre des filiales ainsi que certains dossiers stratégiques ».  Il existe donc bien une solution pour anticiper ce genre de crise.  Le conseil social permet d’entretenir le dialogue social avec les syndicats.  Mais surtout  il permet la résolution de problématiques importantes et stratégique. 

Est-ce que la mise en place de ce conseil social est effective ou pas en Polynésie française ?  Est-ce que ce conseil peut répondre à la préoccupation de Monsieur Reissinger de « trouver les bons moyens pour résoudre autrement » une telle crise ?  Enfin, est-ce que, une telle crise sociale dont le fardeau financier pourrait atteindre 600 000 euros accompagné d’une réputation dégradé pour le secteur de l’hôtellerie en Polynésie française pourrait constituer un sujet stratégique ?  Est-ce que le conseil social est réellement une réponse au développement durable de l’hôtel Sofitel Tahiti ?  Monsieur Alain BLONDEAU est actuellement le manager de l’hôtel Sofitel Tahiti.

 
Sources :

1Tahitipresse, 04/06/2007 à 17:17, Grèves aux Sofitel: vers un déblocage

2Tahitipresse, 01/06/2007 à 17:17, Fin de la grève à Arue et reprise des discussions au Sofitel

3Tahitipresse, 01/06/2007 à 17:17, 25/05/2007 à 16:17, Grève aux hôtels Sofitel de Tahiti et Moorea: la direction exaspérée

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