Un cas d'école de "greenwashing": les panneaux solaires de PG&E...

Publié le par Rom.

Voici une petite histoire intéressante qui s'est déroulée le mois dernier et qui illustre parfaitement le concept de "greenwashing". Ce terme à la mode désigne un procédé relativement similaire à ce que nous tentons d'analyser dans ce blog, à savoir le décalage entre le discours et la réalité en matière de développement durable.

Bref, le 27 janvier dernier la multinationale milliardaire PG&E (Pacific Gas and Electric Co.) a eu la splendide idée d'organiser une "rencontre verte" dans un centre LGBT (Lesbian, Gay, Bisexual & Transgender) de San Francisco. A l'occasion de celle-ci, PG&E a offert des panneaux solaires d'une valeur de 170 000 dollars qui ont été installés sur le toit du centre. Ceux-ci devaient permettre de fournir entre 20 et 40%  de l'électricité de l'organisation et assurer une réduction de 5000$ sur sa facture d'électricité.

Selon PG&E, il s'agissait de la première étape d'une grande campagne de 7.5 millions de dollars qui doit consister à installer des panneaux solaires un peu partout dans la ville. Cette belle campagne à hérité d'un nom très poétique: "let's green this city".

Rien de bien exceptionnel si on se contentait de ça... Il faut en fair savoir que durant cette rencontre, le
vice-président de PG&E - le dénommé Tom King - a eu l'occasion de mettre en avant toute une série de chiffres démontrant, sans aucun doute, la "fibre écolo" de sa multinationale. Le quotidien "the Guardian" lui a alors demandé, tout à fait innocemment, s'il savait combien de l'électricité produite par la compagnie provenait de l'électricité solaire et là... pas de réponse! En fait, comme l'ont déjà scandé certains troubles fêtes qui se trouvaient au centre LGBT le 27 janvier dernier, moins de 1% de l'électricité produite par PG&E provient de l'énergie solaire.

Voici donc un splendide exemple de décalage entre un discours flatteur et prétentieux de PG&E et une réalité bien plus noire. Comme le montre le collectif "let's greenwash this city" que vous trouverez ici, il est clair que la compagnie se fiche bien de l'énergie solaire (puisqu'elle ne l'a pas adoptée jusqu'ici). Cette "campagne verte" n'est qu'une manière douteuse de s'appuyer sur un thème à la mode, le développement durable, pour accroître une image de marque qui en a bien besoin...

sources:
Article du San Francisco Bay Guardian
CorpWatch



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Publié dans Articles (FR)

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