Quand la pollution devient le jackpot européen

Publié le par Margaux

Dans l’indifférence générale un système européen de droits à polluer est adopté en octobre 2003. Après une période d’essai, les Etats membres doivent (devaient en Juin 2006) estimer le nombre de quotas qui leurs seraient nécessaires.

Il est merveilleux de constater que dans certains domaines, où les 20 dernières années ont été très pauvres en propositions ambitieuses, qu'au niveau européen on garde espoir, et qu'on continue de croire que les Etats membres vont passer chez Afflelou pour avoir une vision long terme. Et pour contredire directement mon propos : les anglais commencent avec un plan  ambitieux, mais rapidement revoient leur copie, ça aurait été l’hôpital qui se fout de la charité. En France, le ministère de l’écologie est bloqué par le ministère de l’industrie, ça vous étonne ?

 

Mais, l’argent n’a pas d’odeur…

Outre l’honorable prise en considérations de notre parc industriel, les gouvernements sont allés plus loin, ce système d’échange, j’ai (la France) trop de tickets, j’en revends à l’Allemagne, donc avec une bonne négociation de départ, il y a moyen de s’en mettre plein les pockettes. Alors voilà, la pollution devient un moyen de subvention publique, bien vu.

Aussi, depuis 2003 un marché européen de permis d’émission de CO2 est mis en place, avec des prix initiaux variant entre 11 et 14 euros la tonne, mais au vu du manque d’ambition des plans, l’action chute, aujourd’hui elle atteint difficilement les 10 euros. Au cas ou la production nationale augmente notre pollution ne devrait pas nous coûter trop cher, c’est fantastique…

 

http://www.lefigaro.fr/sciences/20061130.FIG000000037__bruxelles_la_france_doit_revoir_sa_copie_sur_le_co.html

http://www.ineris.fr/aielcp/general/index_frame.htm?http://www.ineris.fr/aielcp/fiches/industrie/autres_fiches/qen_ue_c.htm

 

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Publié dans Articles (FR)

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