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Articles (FR)

Mardi 21 novembre 2006

M.S. Srinivasan, du ministère indien du Pétrole et du Gaz Naturel, a annoncé que l’Inde envisageait d’imposer un mélange de 10% d’éthanol dans l’essence d’ici à juin 2007. 1,12 milliards de litres d’éthanol vont être nécessaires pour assurer cette mesure.

L’éthanol indien est produit à partir de canne à sucre. Environ 1 120 kg de canne sont nécessaires pour produire 100 litres d’éthanol. Un rapide calcul montre que l’Inde devra produire 13 milliards de tonnes de canne à sucre pour satisfaire ses besoins en éthanol.

Il faudra que la production actuelle augmente de 50% juste pour assurer les nouveaux besoins en éthanol (et en supposant que les autres consommations en canne à sucre stagnent). Cela va en faire de l’engrais, des OGM et des pesticides…

Source : ministère indien du pétrole et du gaz naturel

 

 

Par R.
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Vendredi 24 novembre 2006

Les consommateurs connaissent la chanson : la durée de vie des appareils électriques et électro-ménagers n’est plus ce qu’elle était. « C’était mieux avant », comme chanterait la marionnette de F.Cabrel… Résultat des courses ? On envoie à la décharge des appareils qui nous lâchent les uns après les autres. Notre perception de la vie de notre cher frigidaire s’arrête là. Et après ?

Ben après… pas grand chose. L’émission « C’est dans l’air – Planète Poubelle » diffusée sur France 5 le 21 novembre 2006 lève le voile sur la nécessité de créer et structurer une filière de recyclage des appareils ménagers. Plusieurs éléments intéressants ressortent.

 

Tout d’abord la création en France d’une taxe prélevée sur les produits que nous achetons (l’exemple filmé nous montre des téléviseurs) soulève le débat : qui doit financer le traitement de ces biens de consommations une fois jetés (300 millions d’euros)? A priori deux acteurs s’imposent, les consommateurs, avec une vertu pédagogique dans le fait que le montant revenant à cette éco taxe est présenté sur l’étiquette, et… les fabricants. Si le consommateur a été choisi pour payer cette « éco taxe », nous pouvons légitimement nous demander si l’intégration des problématiques environnementales en amont, au niveau de la conception et de la production de ces appareils, ne permettrait pas de réduire le coût de dépollution en fin de vie du produit. La réponse est certainement affirmative.

 

Un deuxième problème se situe en aval, au niveau du traitement. Des produits de plus en plus sophistiqués nécessitent des procédés de « dépeçage » le soient aussi. Or l’émission nous montre que les capacités de traitement des déchets électroniques et électro-ménagers sont actuellement largement insuffisantes pour absorber le flux que nous déversons. Il y a donc une réelle opportunité business pour ceux qui veulent monter leur boîte… C’est la structuration de cette filière que doit financer l’ « éco taxe ». Le tri et le recyclage doivent devenir une vraie alternative à l’incinération. Pourquoi ne pas en faire un « écolobusiness » et œuvrer enfin pour la sauvegarde de notre planète ? Des investisseurs malins pourraient y trouver une nouvelle source de profits et de croissance d’un genre nouveau : celle qui donne bonne conscience (à long terme pour une fois !)

 

Lien vers l’émission qui vous apprend plein de trucs et qui fait réfléchir un peu :  vidéo

Par Matt
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Dimanche 26 novembre 2006
Dans le cadre de l’année mondiale de la physique, un colloque fut organisé le 26/11/05 sur le thème « Energie et Climat, auront nous le temps ? » - (http://www.espci.fr/esp/colloque/accueil.htm).  Monsieur J.M Jancovici présenta notre consommation énergétique d’une manière assez originale: 1 litre d’essence (1.20 euros) équivaut a la force de 20 esclaves.  En France, le SMIC-art  utilise 100 esclaves en permanence pour ses besoins quotidiens (nourriture, transport…).   Il semble que pour mettre en oeuvre une politique de DD efficace, il faille réduire notre consommation par 4.

Qui a dit qu’il était facile de faire la « diet » ?  Les magazines féminins de mode, santé et people sont les meilleurs vecteurs du développement durable.… Il faudrait même envisager de doubler leur prix et créer une taxe pour le DD.  Les industries automobiles devront aussi passer a la « diet » et abandonner les grosses les 4x4 pour les berlines et pick up 4 roues.  Allez soyons moins esclavagistes et inscrivons nous a biba et autres… !!!

Va'a
Par Roland
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Mardi 28 novembre 2006

A 2 lettres près et la France changeait sa stratégie d’économie de subsistance en économie de puissance (culture quand tu nous tiens !).  Bref, le rapport « Défi Climat pour la France : le facteur 4 » (http://www.changement-climatique.fr/blog-acces/sujet-de-la-semaine/93/) effectué à la demande du Ministère de l’Environnement et de celui de l’industrie présente les actions de la « stratégie nationale pour le développement durable » et précise que l’Etat se doit d’être exemplaire.  Il y a une réelle volonté publique pour qu’une intelligence collective se mette en œuvre en faveur du développement durable.  Le comportement collectif et quotidien des français sera la voie du salut contre la pollution, l’effet de serre et leurs conséquences climatiques.



 

 

Extrait :
Les recommandations qui suivent sont conçues comme propositions de politique publique qu’il estIndispensable de mettre en œuvre, le plus tôt possible, pour que la France puisse atteindre le Facteur 4. À l’horizon 2050. Cette politique publique présente quatre caractéristiques :
• la pérennité de mesures qui sont intergénérationnelles,
• la volonté de donner de la visibilité aux acteurs,
• la cohérence entre plusieurs politiques publiques : énergie, agriculture, transports, logement,
• la nécessité d’une mobilisation générale car il n’y a pas de solution miracle ;

 

la politique à mettre en place doit :
- concerner tous les secteurs d’activité : transports, bâtiment, industrie, agriculture,
production d’énergie ;

- concerner tous les acteurs économiques : l’État (« État exemplaire » et toutes les
politiques publiques), les collectivités locales (également « exemplaires » et
aménagement du territoire), les entreprises, les citoyens dans leur ensemble ;

- utiliser tous les outils de politique publique : recherche, réglementation, incitations
financières et fiscales (positives ou négatives), communication (sensibilisation,
éducation) et information (étiquette généralisée).



 

 

Mais que le train électrique gaulois (63 millions d'hab) pourra-t-il faire contre la locomotive à charbon des nouveaux pays émergeants (2,5 milliardsd'hab) qui ne rêvent que du confort occidental dont les medias Nordistes sont les vecteurs quotidien.  DD a besoin d’une politique de puissance pour pouvoir influencer les normes internationales et standardiser/harmoniser les comportements de DD en Chine et en Inde.


 

Va’a

Par Roland
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Mercredi 29 novembre 2006

Depuis que Nico menace de se présenter aux élections, toutes les intentions se portent sur son pacte écologique. Bayrou y voit une brèche et rebondit sur ses « 10 convictions », Sarko y voit une personnalité moins controversée que le Doc Gyneco, Mamère a peur que le beau Nico lui prenne des voix…

Et le déodorant « Ushuaia » devient un acteur à part entière de la scène politique française. Parce que oui, le déo, de la marque l’Oréal, bien connue pour soutenir la planète, a été placé sur la liste rouge élaborée par Greenpeace. ( La Tribune 22 novembre 2006, Nicolas entretient l’ambiguïté sa candidature). Mais si Nico doit devenir un modèle en termes de développement durable, il s’agit de voir à quoi va ressembler la vie des français…

Nico nous fait part de son mode de vie dans une interview parue dans l’Express du 07/11/2006

Quelle est l'empreinte écologique de Nicolas Hulot?

Nicolas Hulot : J'ai été le parfait mauvais exemple, il y a une dizaine d'années. Je suis désormais bon au niveau personnel: j'ai installé un chauffe-eau solaire, je prends le train, je refuse les sacs plastique dans les magasins, j'imprime recto verso, je fais du compost, je récupère les eaux de pluie, j'emmène mes enfants à l'école à vélo. Mais je reste mauvais professionnellement, car je suis obligé d'utiliser l'avion et parfois de filmer en hélicoptère. Je compense en finançant des programmes de «forestation» à Madagascar, pour l'équivalent de ce que je dépense en pétrole.

 

Et là…je suis scandalisée, la personnalité soit disant la plus sensible aux problèmes écologiques, qui et c’est tout à son honneur, se complique la vie (et celle de sa famille) pour répondre à ses convictions, mais qui quand il s’agit de renoncer à ses petits plaisirs en hélico ou aux beaux voyages, montre tant d’hypocrisie…
 
Peut-on à l’heure actuelle croire que cet homme sera assez sincère pour porter la cause à la hauteur de son importance ?
 
D’autre part, si il doit devenir un exemple à suivre, il me semble important que celui-ci soit accessible à tous. Permettez moi d’en douter, quand on sait que le chauffe eau solaire coûte 1929.00 euros en moyenne (Leroy Merlin) …
 
Si comme Nico, j’ai le droit de garder un petit vice, je souhaite continuer à prendre ma voiture tous les matins…
 
Par Margaux
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Jeudi 30 novembre 2006
Le fournisseur d'énergie australien "Energy Australia" demande aux australiens de passer moins de temps sous la douche pour économiser de l'eau. La BBC précise que le temps moyen passé sous une douche est de "7 minutes et 8 seconds, alors que le temps de lavage effectif ne dure que 4 minutes 30 secondes".  Energy Australia demande ainsi aux utilisateurs d'arrêter de se raser, de se laver les dents ou... de chanter sous la douche.

Il est assez risible de voir que les grands acteurs australiens se permettent de donner des conseils aux australiens en matière de développement durable.
Pour mémoire, l'Australie est un des seuls pays, avec les Etats-Unis, à ne pas avoir ratifié le protocole de Kyoto. Une des raisons avancées était que cela       Quel gâchis d'eau!    aurait porté atteinte à l'industrie. Evidemment, cela inclut aussi les grandes                                      entreprises de l'Energie dont... devinez qui... "Energy Australia". Amusant, non?


Source: Terra Economica
Par Romain
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Vendredi 1 décembre 2006

C’est certainement la meilleure de l’année ! L’info avait été révélée dans l’édition du Canard Enchaîné du 18 octobre 2006 mais sa diffusion n’a pas été à la hauteur de la crise de rire qu’elle provoque…

Le 9 octobre, notre ministre inaugure en grandes pompes… une pompe. Une pompe VERTE censée délivrer du biocarburant dans une station de la porte d’Orléans à Paris. Les média sont présents en masse et tout ce petit jeu théâtral fait l’objet d’une diffusion aux journaux télévisés.

Si l’histoire s’était arrêtée là, on aurait pu penser à un joli ptit coup de pub. Plu s que ça : c’est une véritable blague doublée d’un modèle de construction de l’information ! En effet, le lendemain la pompe n’est plus sur place, puisque de toute façon il est pour le moment illégal de vendre des biocarburants. Un ministre qui fait le plein de sa voiture en toute illégalité devant des millions de téléspectateurs, déjà c’est pas mal pour se payer une bonne tranche de rire. Et, venus à la pompe mettre un ptit air champêtre dans leur réservoir, j’aurais aimé voir la tête de ces automobilistes… verts !

Malheureusement ce qui est moins drôle c’est que cet exemple prouve bien que la vigilance est de mise pour ne pas avaler n’importe quoi. « Les émissions à la télé ? pas le temps d’regarder mais c’est moi qui les fait, on crache la nourriture à ces yeux affamés ! Vous voyez qu’ils demandent, nous les savons avides de notre pourriture, mieux que d’la confiture, à des cochons ! » (L’homme pressé, Noir Désir).

Allez viendez, on va se rouler dans la boue en respirant l’air pur de la campagne !

Par Matt
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Vendredi 1 décembre 2006
Le meeting de l'économie solidaire se tiendra le 7 décembre 2006 à 18h30 à la Maison de la Mutualité à Paris.
Accès Métro : ligne 10 métro Maubert-Mutualité
En voiture : accès parking rue Lagrange et boulevard Saint-Germain

Inscription gratuite sur www.sinvestir.org
Renseignements : 01.55.87.55.72 ou info@sinvestir.org
Par Matt
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Lundi 4 décembre 2006

Dans l’indifférence générale un système européen de droits à polluer est adopté en octobre 2003. Après une période d’essai, les Etats membres doivent (devaient en Juin 2006) estimer le nombre de quotas qui leurs seraient nécessaires.

Il est merveilleux de constater que dans certains domaines, où les 20 dernières années ont été très pauvres en propositions ambitieuses, qu'au niveau européen on garde espoir, et qu'on continue de croire que les Etats membres vont passer chez Afflelou pour avoir une vision long terme. Et pour contredire directement mon propos : les anglais commencent avec un plan  ambitieux, mais rapidement revoient leur copie, ça aurait été l’hôpital qui se fout de la charité. En France, le ministère de l’écologie est bloqué par le ministère de l’industrie, ça vous étonne ?

 

Mais, l’argent n’a pas d’odeur…

Outre l’honorable prise en considérations de notre parc industriel, les gouvernements sont allés plus loin, ce système d’échange, j’ai (la France) trop de tickets, j’en revends à l’Allemagne, donc avec une bonne négociation de départ, il y a moyen de s’en mettre plein les pockettes. Alors voilà, la pollution devient un moyen de subvention publique, bien vu.

Aussi, depuis 2003 un marché européen de permis d’émission de CO2 est mis en place, avec des prix initiaux variant entre 11 et 14 euros la tonne, mais au vu du manque d’ambition des plans, l’action chute, aujourd’hui elle atteint difficilement les 10 euros. Au cas ou la production nationale augmente notre pollution ne devrait pas nous coûter trop cher, c’est fantastique…

 

http://www.lefigaro.fr/sciences/20061130.FIG000000037__bruxelles_la_france_doit_revoir_sa_copie_sur_le_co.html

http://www.ineris.fr/aielcp/general/index_frame.htm?http://www.ineris.fr/aielcp/fiches/industrie/autres_fiches/qen_ue_c.htm

 

Par Margaux
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Mardi 5 décembre 2006

Si les humains ont déjà été la cible de la « Diet » de DD, c’est aujourd’hui au tour des machines et robots de trinquer.  DD a décidé que outre les humains, les produits aussi, devaient suivre les mêmes critères de Top Model pour participer au salon huppé du développement durable (mangez bio ou consommez moins, réduisez votre poids et surtout produisez moins de déchets).  Sur les5 lauréats de l’édition 2006 « Entreprises & Environnement » remis par  la ministre Nelly Olin, 4 entreprises ont mis leur chance sur la chasse aux kilos et sur la baisse de la production de déchet de leur produit. 

- l’aspirateur Shock Absorber divise son poids par 2 et sa consommation de – 20%.

- 60 000 utilisateurs ont décidé de laisser leur voiture pour le vélo (service Vélo’v) et  réduire ainsi la production de CO2 de plusieurs tonnes.

-Sur 10 ans Renault a réduit la quantité d’énergie nécessaire pour produire un véhicule (-25 %), le besoin en eau de 57 %, le poids de déchets d’emballage par véhicule est passé de 35 kg à 15 kg et les émissions de CO2 ont été réduites en moyenne de 32 grammes par km parcouru.  (Psychologiquement, conduire Renault c’est gagné).

- PSA Peugeot Citroën propose à ses véhicules un régime un peu plus BIO (biodiesel composé de 70% de gazole et de 30% de carburant d’origine végétale). La réduction des émissions de CO2 est de 18% par rapport au gazole.  Le développement durable est désormais la nouvelle carte d’invitation dans le club fermé de la mode occidentale.  Hélas, les nouvelles mégalopoles confrontées aux problèmes de sante et d’hygiène n’ont pas les moyens de se payer un régime au label DD.

 Va’a

Article sur le Ministère de l'écologie
Rapport sur la sante 2002

Par Roland
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