La crise sociale qui a touché les hôtels Sofitel de Tahiti et Moorea, filiales du groupe Accord, vient de se terminer. C’est la cinquième grève consécutive en moins de 12 mois, un record dans le secteur hôtelier de

Cette crise a fait sortir monsieur Teva Rofritch, ministre de l’économie, de sa réserve pour faire un appel solennel vers les acteurs de la société civile en particulier les syndicats engagés dans cette crise « pour un retour à la raison » pour ne pas « casser la machine économique »2. (Est-il réellement possible que des acteurs issus de la société civile puissent casser la machine économique de
Le groupe Accord, responsable des Sofitel Tahiti et Moorea estime pourtant la relation avec les partis prenantes (clients, fournisseurs, actionnaires, communauté locales collaborateurs) et avec l’environnement comme un point important pour une gouvernance efficace et efficiente.
Voici les termes du rapport annuel 2006 sur le développement durable du groupe Accord dans le volet « Les ressources humaines/le dialogue sociale » (p25) : « Le dialogue sociale au niveau du groupe, en France, est engagé au sein du conseil sociale, instance de concertation qui se réunit régulièrement et assure de façon informelle la permanence de la relation avec les organisations syndicales. Lors de ces réunions, sont traitées les problématiques importantes dépassant le cadre des filiales ainsi que certains dossiers stratégiques ». Il existe donc bien une solution pour anticiper ce genre de crise. Le conseil social permet d’entretenir le dialogue social avec les syndicats. Mais surtout il permet la résolution de problématiques importantes et stratégique.
Est-ce que la mise en place de ce conseil social est effective ou pas en Polynésie française ? Est-ce que ce conseil peut répondre à la préoccupation de Monsieur Reissinger de « trouver les bons moyens pour résoudre autrement » une telle crise ? Enfin, est-ce que, une telle crise sociale dont le fardeau financier pourrait atteindre 600 000 euros accompagné d’une réputation dégradé pour le secteur de l’hôtellerie en Polynésie française pourrait constituer un sujet stratégique ? Est-ce que le conseil social est réellement une réponse au développement durable de l’hôtel Sofitel Tahiti ? Monsieur Alain BLONDEAU est actuellement le manager de l’hôtel Sofitel Tahiti.
Sources :
1Tahitipresse, 04/06/2007 à 17:17, Grèves aux Sofitel: vers un déblocage
2Tahitipresse, 01/06/2007 à 17:17, Fin de la grève à Arue et reprise des discussions au Sofitel
3Tahitipresse, 01/06/2007 à 17:17, 25/05/2007 à 16:17, Grève aux hôtels Sofitel de Tahiti et Moorea: la direction exaspérée
Commentaires
Si effectivement le droit du travail met les syndicats et les salariés en position de force face à leur employeur, l'entreprise ou l'organisation ne doit elle pas alors en faire un levier de croissance ou d'efficacité pour son développement?
Et c'est bien ce que je comprends de la part de Monsieur Reissinger, directeur délégué du groupe Accord lorsqu'il explique qu'il faut trouver les bons moyens...pour régler les conflits de manière différente.
Est il possible de considérer les syndicats et les salariés comme autre chose que des sources de conflits? comme des alliés dans le développement d'une entreprise responsable?
Il s'agit d'un contrat (de travail). De contractant ne sont pas des alliés, il ne doit pas y avoir de relation de force ou de subordination hors du contrat, et un contrat par définition cela se rompt si c'est le souhait d'un des contractant, selon des règles qui peuvent être définies dans le contrat, et non dans la loi.
Quand on rigidifie les contrat par la loi on rend les personnes obligées de poursuivre un contrat qu'elle voudraient rompre, car le coût de la rupture devient trop important. Là se trouve la source des conflits sociaux.
N'est il pas étonnant que les conflits sociaux les plus violents et fréquents se trouvent dans les pays où le droit du travail est justement rigide, alors que quand le contrat de travail prévaut sur le droit du travail , les conflits sont rares. Cette simple observation devrait pousser non à parler de RSE.... mais de restauration de la liberté de contrat.
Il ne s\\\'agit pas ici de remettre en cause le contrat de travail. Là où tu vois uniquement des contractants, je vois des personnes (certe employeur et salariés) intelligentes et sensibles capable de travailler dans un intéret commun (développement de l\\\'entreprise) malgré des objectifs différents (rentabilité et profit >< reconnaissance, augmentation de pouvoir d\\\'achat ou de la qualité de la vie au travail...).
C\\\'est bien la limite d\\\'un contrat de travail, de mettre en forme en noir et blanc la volonté d\\\'un employeur à améliorer le cadre de vie de ses salariés ou d\\\'installer une atmosphère de dialogue sincère réciproque pour obtenir une productivité plus importante.
Pour entrer sur un marché, les parties prenantes (salariés, syndicats...) de l\\\'entreprises deviennent des alliés aux côtés de l\\\'employeur (ne serait ce que pour l\\\'expertise ou l\\\'expérience qu\\\'il ont développée).
WAk,
Concernant le conflit du sofitel Maeva Beach de Tahiti, que comprends tu de la phrase de Monsieur Reissinger lorsqu\\\'il dit: "il faut trouver les bons moyens...pour régler les conflits de manière différente."?
Le salarié est par principe celui qui choisit le court terme, le paiement d\\\'un salaire assuré en fin de mois, l\\\'absence de risque.
L\\\'entrepreneur est celui qui choisit l\\\'investissement donc le risque et le long terme.
Il me semble absurde de penser que le salarié ait pour objectif le progrès de la société pour laquelle il travaille. Son salaire est son objectif, et c\\\'est tout, et si une autre société lui offre mieux il changera sans état d\\\'âme, et c\\\'est bien normal.
Le contrat de travail est justement ce qui rapproche ces intérêts divergents durant la période de sa réalisation. Cette divergence d\\\'intérêts n\\\'empêche en rien la qualité du travail, de l\\\'ambiance.....
De même que la défense de chacun de sa propriété n\\\'entraine pas une société de guerre mais une société apaisée pour peu que les règles soient universelles et acceptées.
Or le droit du travail vient bousculer ces règles en déplaçant de manière arbitraire le curseur et chaque protagoniste , patron et salarié, se trouve à juste titre lésé dans certaines de ses motivations.
Voila la raison majeure des conflits en France, la raison qui fait que les français soient des bouffeurs de médocs, cette tendance à utiliser le droit à des fins personnelles car le droit français nie la liberté de contrat et permet la contrainte parfois du salarié sur le patron et parfois l\\\'inverse.
Au lieu d\\\'imaginer des solutions à construire qui auront toutes des effets secondaires négatifs, il est beaucoup plus simple de supprimer tout simplement les causes. Je l\\\'ai cité en exemple : la nouvelle zélande a rayé d\\\'un trait de plume la primauté du droit du travail sur le contrat de travail il y a 10 ans.
Maintenant le contrat prime et le droit ne s\\\'applique que par défaut.
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Je trouve que tout ceci est une bonne masturbation intellectuelle.
La source des conflits est le Droit du travail qui met en position de force les salariés et les syndicats. Il serait temps de donner autant le droit à un patron de changer de salarié que à un salarié de changer de patron.
Autant le droit de grève est normal, autant le droit d'un patron à embaucher si grève ne devrait pas être nié par la loi. C'est une privation de liberté, ni plus ni moins.
Si un salarié n'est pas content de son travail , qu'il en change! Et qu'il fasse jouer la concurrence entre les patrons. Mais pour rétablir une liberté sur le marché du travail et son fonctionnement normal, il faut supprimer le droit du travail. C'est ce qu'on fait il y a 10 ans nos voisins néozélandais et qui ont ainsi divisé le chômage par 2 en 2 ans(début années 90)