Christian Dequidt, producteur de lin à Fervent dans le Pas-de-Calais, n’a pas attendu l’autorisation de commercialisation de biocarburants du 1er janvier par ministère de l’Economie et des Finances, pour en faire la promo. J'ai trouver ca sur le site de Marianne en ligne.
Marianne-en-ligne : Comment fonctionne votre moto végétale et quelles sont ses spécificités ?
Christian Dequidt : Ma moto roule au bioéthanol. Elle a notamment un garde-boue en amidon de maïs et en fécule de pomme de terre, un moteur lubrifié à l’huile de colza et une selle fabriquée avec des fibres végétales. Je la lave uniquement avec un savon issu des plantes.
Marianne-en-ligne : En participant au « Dakar », quel est le message que vous souhaitez faire passer ?
C. D. : Je suis convaincu que le monde végétal doit remplacer le pétrole. Le nucléaire ou la géothermie sont des énergies intéressantes mais elles ne permettent, en gros, que de chauffer de l’eau, contrairement aux plantes qui nous offrent la possibilité de produire des matières plastiques biodégradables.
Marianne-en-ligne : Pensez-vous que l’annulation des taxes sur la partie verte des biocarburants va encourager les consommateurs ?
C. D. : Je suis un peu agacé qu’on en vienne toujours au biocarburant sous-prétexte que le pétrole est cher. Il s’agit de mobiliser le public sur des valeurs et de lui faire comprendre qu’on pourra résoudre le problème de l’effet de serre grâce à l’utilisation des plantes. Nous entrons dans une révolution industrielle qui va au-delà du biocarburant. L’accent reste à mettre sur la recherche.

