Grâce au rapport de Greenpeace, je me suis intéressée la semaine dernière à l’influence de l’industrie chimique dans les lobbys s’opposant au vote de la réglementation européenne REACH.
Cette semaine, je tenterai de mettre en lumière les liens entre l’industrie chimique et les organisations gouvernementales, principalement allemandes. L’Allemagne est le troisième producteur de produits chimiques, où ce secteur représente 500 000 travailleurs.
Une des particularités de ce pays réside dans l’importance des échanges entre les preneurs de décisions qu’ils soient du secteur public ou privé.

Au-delà de l’illustration de la force qu’engendre de tels moyens financiers et l’impacte parfois négatif que cela peut avoir sur les questions de santé publique, la seconde partie de cette étude pose la question du cadre de décision Bruxellois et du manque de transparence dont certains peuvent bénéficier.
La semaine dernière, nous avons pointé un certain nombre d’actuels lobbyistes de Bruxelles qui avaient auparavant détenu des postes à responsabilité dans l’industrie chimique. Cette semaine nous observerons le même phénomène dans la sphère publique.
- Jürgen Cretzmann: reçoit un salaire de BASF depuis 1973, alors qu’il est actuellement vice-président du parlement de l’état de la Rhénanie-Palatinat. Cette situation influe nécessairement sur sa vision et donc son vote pour l’intérêt public.
- Karl Kress est aussi un élu de Parlement régional, reçois une sorte de retraite de Bayer.
- 6 des 10 comités européens en charge du projet REACH sont dirigés par des eurodéputés allemands lies à l’industrie chimique (comme c’est le cas Hartmut Nassauer)
Ce cas a ceci d’intéressant, qu’il pose la question de savoir comment tout en bénéficiant de l’expertise de certains acteurs, les votes des élus nationaux et européens se fassent dans l’intérêt général.
Jusqu'à présent, les preneurs de décisions sont peu au courant du passé de leurs conseillés.
La seconde observation à travers cette analyse du projet REACH est la petite influence de la voix opposée, à l’exception de celle des verts.
Finalement je voudrais souligner que si je me suis concentrée sur le projet REACH, je ne suis pas la seule, les Américains aussi ont mené des actions de lobbying dans ce sens. Sans doute pas seulement pour protéger leur industrie chimique mais surtout pour empêcher que cette directive ne donne des idées à la société civile américaine.
Cette semaine, je tenterai de mettre en lumière les liens entre l’industrie chimique et les organisations gouvernementales, principalement allemandes. L’Allemagne est le troisième producteur de produits chimiques, où ce secteur représente 500 000 travailleurs.
Une des particularités de ce pays réside dans l’importance des échanges entre les preneurs de décisions qu’ils soient du secteur public ou privé.

Au-delà de l’illustration de la force qu’engendre de tels moyens financiers et l’impacte parfois négatif que cela peut avoir sur les questions de santé publique, la seconde partie de cette étude pose la question du cadre de décision Bruxellois et du manque de transparence dont certains peuvent bénéficier.
La semaine dernière, nous avons pointé un certain nombre d’actuels lobbyistes de Bruxelles qui avaient auparavant détenu des postes à responsabilité dans l’industrie chimique. Cette semaine nous observerons le même phénomène dans la sphère publique.
- Jürgen Cretzmann: reçoit un salaire de BASF depuis 1973, alors qu’il est actuellement vice-président du parlement de l’état de la Rhénanie-Palatinat. Cette situation influe nécessairement sur sa vision et donc son vote pour l’intérêt public.
- Karl Kress est aussi un élu de Parlement régional, reçois une sorte de retraite de Bayer.
- 6 des 10 comités européens en charge du projet REACH sont dirigés par des eurodéputés allemands lies à l’industrie chimique (comme c’est le cas Hartmut Nassauer)
Ce cas a ceci d’intéressant, qu’il pose la question de savoir comment tout en bénéficiant de l’expertise de certains acteurs, les votes des élus nationaux et européens se fassent dans l’intérêt général.
Jusqu'à présent, les preneurs de décisions sont peu au courant du passé de leurs conseillés.
La seconde observation à travers cette analyse du projet REACH est la petite influence de la voix opposée, à l’exception de celle des verts.
Finalement je voudrais souligner que si je me suis concentrée sur le projet REACH, je ne suis pas la seule, les Américains aussi ont mené des actions de lobbying dans ce sens. Sans doute pas seulement pour protéger leur industrie chimique mais surtout pour empêcher que cette directive ne donne des idées à la société civile américaine.
Commentaires
te
commentaire n° : 2
posté par :
ez
le: 08/03/2007 18:11:00
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Cette série d'article met en effet en lumière des pratiques qui font malheureusement passer l'intérêt général après les intérêts particuliers de l'industrie chimique.
C'est intéressant de révéler que la société civile n'a pas fait le poids sur ce dossier-là.
Communiquer sur ce sujet permettra peut-être de faire réagir les associations de consommateurs de manière à ce qu'elles soient un peu plus percutantes la prochaine fois... Ne fut-ce que pour la mise en oeuvre des dispositions prises par la directive REACH édulcorée qui a été votée!