Monsanto est une des multinationales américaines les plus importantes. Elle fournit aux agriculteurs partout dans le monde des semences (génétiquement modifiées ou non) ainsi que des herbicides capables d'accroître très fortement la productivité des cultures. Evidemment, comme toute multinationale qui se respecte, Monsanto est "extrêmement soucieuse" des questions environnementales et fait tout ce qui est en son pouvoir pour protéger mère nature. La publicité...
Une telle politique de développement durable est d'autant plus importante que l'entreprise intervient sur des sujets extrêmement controversés, à savoir les OGM et les pesticides. Bref, si vous vous rendez sur son site internet français (ou autres), vous aurez le bonheur d'y trouver une catégorie "Monsanto et l'envrionnement" et je vous laisse vous balader dans les différentes sous-catégories pour découvrir toutes les bonnes actions que cette entreprise responsable a pu entreprendre.
Cela dit, j'ai été assez surpris de ne pas trouver dans cette catégorie "Monsanto et l'environnement", un chapitre sur les pollutions chimiques. En effet, comble de l'ironie, The Guardian révélait il y a quelque jours que Monsanto était très sûrement responsable de la pollution chimique de la carrière de Brofiscin en Angleterre. Soixante-sept substances chimiques y ont été repertoriées dont des dérivés de l'Agent Orange (une arme chimique employée par les Etats-Unis au Vietnam) et des PCB. Cette pollution a atteint un tel point que l'agence de l'environnement britannique a lancé une enquête officielle et dépensé plus de 800 000 livres pour déterminer la nature précise des produits présents dans cette campagne anglaise. On apprend même que le ruisseau qui traverse la région vire au orange lorsqu'il pleut! La réalité...
Attention, ça ne s'arrête pas là. Un rapport fait par des experts de Monsanto en 1968 indique qu'ils étaient tout à fait au courant de la pollution engendrée par les PCB. On y lirait notamment (selon le Monde) que: "les pressions publiques et légales visant à élminier et prévenir la contamination sont invévitables. Nous ne pourrons probablement pas les enrayger. Nous pouvons ne rien dire et ne rien faire; créer un écran de fumée; fermer immédiatement l'usine; réagir de façon responsable [et] admettre les preuves de la contamination environnementale".
Je vous laisse deviner laquelle des optitons mentionnées par le rapport a finalement été adoptée...
The Guardian, February 12, 2007
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