Vendredi, le prince Charles et Camilla et leurs douze serviteurs se sont rendus sur la côte Est américaine pour quelques visites, puis ils iront à New York, puisque le « jamais roi » doit y recevoir le sacre du « Global Environmental Citizen Award ».
Pourquoi lui ?
Les milieux activistes anglais lui ont demandé de recevoir ce prix par télé conférence, ce à quoi il répond qu’aillant déjà annulé ses vacances en Suisse, il faut pas non plus ….
Pourquoi lui ?
Cette petite escapade coûtera à la planète 20 tonnes de dioxyde carbone ; c’est le prix de l’intronisation dites-vous ?
Onewold.net
En fouillant les entrailles du Web à la recherche de quelques pépites de « greenwashing » (le fait de s’afficher comme protecteur de l’environnement et des populations alors que les pratiques sont destructrices), voilà que je tombe sur le site du Ministère des Finances norvégien. Il y est expliqué qu’ils ont un fonds d’investissement gouvernemental suivant une ligne directrice éthique. Et ce ministère de citer de manière explicite toutes les entreprises exclues pour mauvaises pratiques… je me frotte les mains !
A la recherche d’un destructeur de l’environnement invétéré, je découvre le cas de Freeport en Nouvelle Guinée. Freeport, c’est un mastodonte de l’extraction (or et cuivre), basé à
Le problème, c’est que le reste en question n’est pas très propre, même carrément polluant (contenant notamment des métaux toxiques). Et l’environnement prend cher, depuis longtemps. C’est précisément pourquoi le fonds gouvernemental norvégien a mis cette compagnie sur leur liste noire, pas plus tard qu’en juin 2006.
Alors je me suis dit : « non, ce serait trop simple… ». Me voilà en deux clics sur leur site institutionnel à la recherche de quelques déclarations croustillantes sur le thème du développement durable. Et quelle joie de les voir déclarer dans de beaux rapports qu’ils travaillent pour le développement durable, avec les belles photos de la faune et de la flore qui vont bien, de villageois heureux aux quatre coins de la planète…
Allez, juste pour rire, p’tit extrait de leur rapport 2005 « The Elements of Sustainable Development » : « We recognize that this economic need must be balanced with social and environmental needs so that, in meeting the demands of the present generation, we do not impair the lives of future generations. This is the core concept of sustainable development. At Freeport-McMoRan Copper & Gold Inc., PT Freeport Indonesia and Atlantic Copper, we embrace this responsibility both as our duty as corporate citizens and as a sound and prudent business practice. Working toward sustainable development in our business operations and programs helps ensure a healthy environment and communities in our areas of operation, which is vital to our future success.”
Sources :
Rapport de Freeport, article de l'UNPO, Ministère des Finances de Norvège
En 1996 a commencé un projet baptisé Deep Heat Mining à l'initiative de l'office fédéral de l'énergie. L'objectif était de fournir en électricité 10 000 ménages et en chauffage environ 3000 foyers. Le premier forage est arrivé en octobre 2006 et de l'eau pressurisée a été injectée à 5km de profondeur dès le mois de décembre. Cette pression aurait été à l'origine d'une multitude de séismes dont le premier a eu lieu le 8 décembre et le dernier le 16 janvier.Bâle dans quelques années?
Ces séismes n'ont pas l'air d'inquiéter les responsables du projet puisque M. Schwendener, membre du conseil d'administration de la société qui gère le projet, nous dit: "Nous avions informé les autorités et les médias des séismes qui pouvaient se produire pendant la stimulation de la roche. Le message n'est pas bien passé... Pour que le projet soit viable, nous devons reconquérir l'opinion publique"
C'est vrai qu'il n'y a peut-être pas de quoi s'inquiéter... Enfin, pour la petite information, la ville de Bâle a été complétement anéantie par un séisme en 1356.
Source: le monde
English version
Bienvenue à nos lecteurs anglophones!
Welcome to our english-speaking readers!
L'association « Union of concerned scientists » publie un rapport accablant sur les techniques de communication d’ExxonMobil. Le rapport met en lumière la réutilisation des techniques de désinformation précédemment utilisées par l’industrie du tabac.
ExxonMobil aurait financé à hauteur de 16 millions de dollars entre 1998 et 2005, 43 centres de réflexion pour duper le public sur les conclusions scientifiques concernant le réchauffement climatique.
Selon le Alden Meyer, Directeur de la stratégie et politique de l’ « Union of concerned Scientists » : « De la même manière que les industries du tabac ont nié l’impact de leurs produits sur les cancers des poumons, ExxonMobil est à l’origine d’incertitudes quant aux causes humaines du réchauffement climatique.»
Le rapport montre comment la compagnie pétrolière
- a mis en cause les évidences scientifiques les plus indiscutables
- a financé un panel d’organisations pour créer l’apparence d’un consensus
- s’est cachée derrière des apparences scientifiques pour faire passer un intérêt commercial
- a utilisé son accès à l’administration Bush pour bloquer des politiques fédérales et influer la communication gouvernementale en matière de réchauffement climatique.
Par exemple, ExxonMobil aurait financé des organisations (11) comme le Georges C. Marshall Institut à hauteur de 630 000 dollars pour faciliter la sortie d’un livre par Patrick Michaels, un détracteur bien-connu des théories scientifiques du réchauffement climatique mais aussi très proche de l’administration Républicaine...
Nous vous fournirons évidemment plus de détails dès que nous aurons eu le temps de l'étudier!
Source: UFC Que Choisir
Va'a
Sources : Comite 21, Nations Unis, AFEST
Shell, pétrole, pollution due aux carburants, marées noires et autres catastrophes écologiques, cela sonne à nos oreilles comme un refrain bien connu. Par contre Shell et vie sauvage, ça sonne tout de suite moins bien. Ou plus faux. Ou cynique. En tout cas, c'est le parti pris choisi par de nombreuses ONG qui font converger leurs forces pour mener une action de contre, le "Shell's Wild Lie Tour" (vous noterez au passage le jeu de mot très réussi!). Ils y présentent des clichés d'oiseaux englués dans du pétrole et autres joyeusetés. Un beau p'tit conflit cognitif comme on les aime en somme!
Toujours est-il que Shell, dont les intentions "vertes" sont encore à démontrer, est spécialiste du grand écart.
Entre :
- les développements "sakhalin" dont ils viennent de se débarrasser et qui avaient provoqué un mouvement de protestation des associations environnementalistes car menaçant des populations d'orques vivant au large de la Russie dans le Pacifique,
- le projet de pipeline en Irlande (Corrib) qui soulève des questions quant à la protection de la faune, de la flore et du littoral,
- et la défense du monde sauvage...
...il ne semble y avoir qu'un pas qu'ils franchissent allègrement... un pas de géant!
English version
Sources :
http://corporatewatch.wordpress.com/tag/greenwash/
http://www.bbcwildlifemagazine.com/wpoty.asp
Un exemple? Voici la citation de la fin d'un article de l'ADIT au sujet d'un nouveau type d'éolienne offshore: "Même si ce projet a pour vocation première de permettre l'approvisionnement électrique d'une plate-forme pétrolière, et constitue donc un moyen d'exploitation d'une énergie fossile, la perspective d'un parc éolien apte à alimenter toute la ville d'Aberdeen..." (caractères gras rajoutés par votre serviteur). Mais non! Contrairement à ce qui est suggéré, l'éolien n'est pas capable d'alimenter toute une ville, il faudra nécessairement lui adjoindre des sources d'énergie thermiques, ou devrais-je dire polluantes, complémentaires (voir mes articles précédents)!
Ah oui, on notera au passage l'ironie: une source d'énergie éolienne pour alimenter une source d'énergie "thermique"... ça laisse penseur.
SOURCE:
ADIT - Un nouveau type d'éolienne offshore à l'essai au large de l'Ecosse
Bref, environ 40% de ce parc gigantesque est géré par la société E.ON Netz qui a publié en 2005 un rapport intitulé "Wind Report 2005" . Celui-ci est intéressant à bien des égards. Vous y apprendrez par exemple que, pendant plus de la moitié de l'année, la production effective d'énergie du parc éolien était en dessous de 14% des capacités totales de production. Le rapport possède également tout un chapitre sur l'utilisation des sources d'appoints qui montre l'affligeante inefficacité de l'énergie éolienne. Pour faire très court, vous aurez par exemple le bonheur d'y lire que les capacités de production prévues en 2020 (48000 Mw) seront aptes à remplacer environ 2000Mw de production des sources traditionnelles, soit un joli ratio de 1/24. Bonne chance avec une sortie "propre" du nucléaire!
Source:
E.ON Netz Wind Report 2005

