Mardi 6 mars 2007

During the last motor show in Detroit, car manufacturers tried to build themselves a “green” image. But one of them talked a bit too much during a breakfast at the SAA’s 19th Annual Automotive Outlook conference on Tuesday 9 January. The one who went too far is Van Jolissaint, DaimlerChrysler’s Chief Economist.

 

According to him, when talking about global warming, Europeans act as “Chicken Little” does : they are running around in circles screaming “the sky is falling”. Jolissaint simply questions climate change. It is “way, way in the future, with a high degree of uncertainty”. Well, it seems like he explains what american car manufacturers do think.

 

But how do they explain the “green” image they try to build themselves? Schizophrenia?! The explanation could be far more simple : how to make money whith a concept. Climate change? A myth. Money? A goal! There are a lot of “Chicken Little” on Earth that do believe that global warming is everything but a myth. Thus they had the brilliant idea to sell us “clean fuel”. The message is hidden but simple : keep on polluting, we’re making money thanks to your beliefs on climate change!


Greenwash is cynical. This time, they’re really laughing at us. We’re not dumb. Clean cars on the market still are a myth. But climate change and global warming are real. Thank you Van Jolissaint for helping us to understand that you, car manufacturers, are taking drivers for idiots.

 

Source : BBC


Mardi 6 mars 2007
Preuve que l'on vous parle de sujets d'actualité passionants (et même parfois avant beaucoup d'autres sites!), knowckers.org vient de publier un article sur les accusations portées à l'encontre d'Exxon en ce qui concerne leur désinformation "anti-réchauffement climatique". 

Nous vous en avions déjà parlé il y a quelques semaines dans cet article mais vous pourrez obtenir quelques informations supplémentaires sur knowckers que nous vous encourageons vivement à consulter! (un lien vers ce site est disponible dans la colonne de gauche).

Mardi 6 mars 2007
Ça va faire quelques mois que nous avons commencé ce blog, et je m’interroge aujourd’hui sur notre incidence. Personnellement, je ne consomme toujours pas durable, je fais partie de la génération kleenex (prend et jette) non-recyclable. Entre vous et moi, je suis fumeuse en plus, no comment… Mais pour plus d’infos : http://www.poumonsdutabac.com

Je décide donc de faire un supermarché bio. Ce n’est pas une mince affaire, il y a quelques semaines, je commence des petites économies, pour accessoirement pouvoir m’alimenter pendant ma semaine du bien être citoyen.

On touche le point qui m’irrite le plus dans la sphère de la consommation politiquement correcte, sa constante assimilation avec le geste citoyen. On n’est plus dans la dichotomie, bio citoyen versus citoyen toxique, c’est plus simple : bio citoyen ou rien.

Mais cette journée est particulière, je deviens citoyenne. En rentrant, je passe devant les traiteurs chinois, où chaque enseigne est un poème, mais qu’on accuse de cusiner à base de chien, ça m’avait toujours ravie jusqu'à  présent, mais c’est incontestablement pas bio

Je vais chez mon épicier, qui jusqu'à présent a su combler chacun de mes désirs gastronomiques et spiritueux (pour plus d’infos : http://vin-spirit-ie.blogspot.com), et je lui demande s’il vend des produits biologiques, le petit monsieur me répond « Mzelle, on est arabe nous, pas bio », no comment…
Petit récapitulatif ; si tu es arabe tu es pas bio, si t’es asiatique t ‘es pas bio non plus.

Je retourne à mon QG, consciente qu’une petite investigation complémentaire est nécessaire. Après quelques recherches : l’enseigne la plus présente sur la capitale est Naturalia (30 enseignes sur l’île de France, et nulle part ailleurs). Tu es citoyen si tu es in the City, depuis les Grecs des cacahouètes…

Dans Paris, l’enseigne vise plutôt les quartiers à forte concentration de bobo, les petits arrondissements du centre et de manière générale principalement rive-droite. Tu es citoyens si tu es riche, on a décidément rien inventé.

Arrivée dans le magasin, tous ces produits ont quelque chose en commun. L’esthétisme minimaliste soviétique, qui caractérise l’impertinence de celui qui sait avoir raison, qui ne s’embarrasse pas de fioritures. Rien de très appétissant, mais pour l’expérience, je fais mon choix et deux changements de métro plus tard je suis chez moi.

Je me sens un peu bizarre, comme complexée. J’aime bien les jolis emballages, même en cartons, je préfère faire mes courses en bas de chez moi et ne pas prendre le métro. Mais surtout j aime consommer pour le plaisir que ça suscite et non pas la satisfaction morale de faire un geste citoyens.
Je sais pas si la consommation citoyenne améliore les conditions de vie des consommateurs, mais elle réussi à faire culpabiliser ceux qui ont des envies plus superficielles…
La prochaine fois que je vois quelqu’un dans le métro avec des sacs Naturalia qui ne laisse pas sa place a une personne âgée, peut être même que ça me fera sourire.


Samedi 3 mars 2007
Le 13 février 2007, une coalition d'importants investisseurs américains a décidé de publier une liste de compagnies qu'elle estimait ne pas faire assez d'efforts en matière de développement durable. Une dizaine de grosses entreprises (ainsi que 26 autres, toutes américaines) sont pointées du doigt.

Pas de miracle... les raisons avancées par les investisseurs restent souvent d'ordre financier mais on voit là au moins un semblant de probité intellectuelle. Les maîtres de la finance mondiale ne se drapent pas dans une éthique irréprochable mais se présentent simplement comme des investisseurs soucieux de connaître les stratégies des grandes entreprises concernant les questions d'environnement et de réchauffement climatique.

Par exemple, Mindy Lubber, présidente de Ceres, une coalition d'investisseurs, nous dit que : "Beaucoup d'entreprises américaines se confrontent aux risques et aux opportunités du changement climatique mais certaines ne réagissent pas correctement - et elles risquent par conséquent de compromettre leur competitivité et leur valeur à long terme". Dans la même veine, Richard Moore, trésorier de l'Etat de Caroline du Nord, qui gère environ 70 milliards de dollars en fonds de pension nous apprend que: "reconnaître les risques que le changement climatique fait peser sur les affaires est capital et les actionnaires le demandent."

Bref, pas de beaux discours, uniquement un (détestable?) réalisme financier. Il faut savoir que ce mouvement de protestation a donné lieux à quelques résultats concrets puisqu'environ 42 résolutions relatives au développement durable ont été proposées par cette coalition d'investisseurs qui gère plus de 200 milliards de dollars.

En ce qui concerne les entreprises visées, voici la liste des 10 concernées: Wells Fargo, TXU, Dominion Resources, Allegheny Energy, ACE, Massey Energy, Consol Energy, ExxonMobil, ConocoPhillips, Bed Bath & Beyond

On retrouve évidemment certaines entreprises que nous avions déjà évoquées sur ce blog, en particulier ExxonMobil, bien connu pour son lobbying anti-"réchauffement climatique". Bien sûr, je vous conseille de visiter la catégorie de leur site internet avec pour titre ridicule "Corporate Citizenship". vous pourrez y apprendre que la compagnie est extrêmement soucieuse de la "préservation de la biodiversité" et concentre ses investissements sur le "développement d'énergies avec des émissions de gaz à effet de serre limitées". Quand on sait qu'ExxonMobil s'est fait épingler par ses propres actionnaires, ce genre de discours devient tristement risible.

Source: Article de Corpwatch
Vendredi 2 mars 2007

Tahiti et ses iles continuent chaque année à être une destination de rêve pour plus de 200 mille touristes.  En particulier Bora Bora qui reste l’ile préférée des touristes.  Gaston Tong Sang, le nouveau président de la Polynésie française est aussi le maire de cette commune.  Sa politique d’assainissement a permis a cette perle du pacifique de concilier développement touristique et respect de l’environnement.  Bora Bora est un exemple en matière de protection de la biodiversité et des lagons.  Dans son discours d’investiture en décembre 2006, le président Gaston Tong Sang a bien réitéré son souhait de concilier le développement touristique avec le respect de l’environnement : « c'est une nécessité pour notre avenir et je suis décidé à accepter et à faire respecter cette exigence contraignante ». 

Cependant l’élargissement de sa politique d’assainissement communale aux autres iles de la Polynésie française ne semble pas être une priorité.  Le dernier rapport sur la qualité bactériologique des eaux de baignade dans ces iles fut présenté en Conseil des Ministres le 7 juin 2006 par le Ministère de la Santé.  Les deux causes principales de la pollution des eaux du lagon de Tahiti sont l’absence de réseau d'assainissement collectif public dans les zones fortement urbanisées et, les rejets d'eaux pluviales très chargées après ruissellement sur les sols.  L’ile de Tahiti qui rassemble plus de 75 % de la population polynésienne.  Et 72% seulement des points de baignade sont considérés comme propres. 

Par conséquent en attendant, il faut éviter les baignades dans les zones urbaines et après les périodes de pluies.  Pour le moment, seul le « spot » de surf de la commune de Papara est concerné par la pollution après les grosses pluies.  Pour rester en bonne santé, nos amis les surfeurs vont devoir plus que jamais éviter de boire la tasse après la pluie.  Parce qu’une fois malade, on se plaint toujours. Le développement durable pour le lagon de Tahiti va devoir attendre encore et encore.  Il faut espérer que les hôtels ne continueent pas à étendre leurs constructions sur les plages restantes.  Ils ont confisqués suffisamment d’accès aux bords de mer empêchant la population et les surfeurs d’en profiter.

Va,a

Jeudi 22 février 2007
Le Japon est un exemple à suivre pour développer une stratégie de développement durable à long terme.  Malgré les contraintes imposées par les conséquences de la dernière guerre mondiale, le Japon est devenu une puissance économique reconnue et admirée.  Le Japon a su utiliser ses ressources avec parcimonie, partager son espace géographique avec sagesse et garder le concours de sa population avec rigueur.  Le Japon a laissé à ses concurrents économiques (Taiwan, Chine, Singapour…) les marchés du textile et des jouets pour se concentrer sur des secteurs à forte valeur ajoutée comme l’informatique, la robotique…et aujourd’hui le domaine scientifique.  Le budget pour la recherche et le développement n’a pas cessé de croitre. 

 Le gouvernement japonais garanti le marché intérieur à ses entreprises.  La main d’œuvre est docile et travailleur.  La population a été encouragée à épargner et continu à le faire.  Cette épargne participe aux investissements économiques du pays.  Le Japon a fortement réduit sa dépendance vis-à-vis du pétrole.  Et enfin, pour anticiper une population vieillissante, le Japon s’est orienté vers la robotisation à l’extrême de ses industries. 

 Le Japon a trouvé le moyen de surmonter une de ses dernières faiblesses en terme de développement durable: le gaspillage d’eau.  En effet, il semble que les femmes japonaises soient embarrassées à l'idée que quelqu'un d'autre puisse les entendre pendant qu'elles font leurs besoins aux toilettes.  Pour couvrir le bruit elles laissent couler continuellement la chasse d'eau des toilettes.  Comme les campagnes d'éducation n'ont pas réussi à arrêter cette pratique, un dispositif fut créé.  Une fois activé, il reproduit le son de la chasse d'eau sans qu'il y ait pour autant besoin d'utiliser celle-ci. L'une des marques connue de ce système est Otohime, qui signifie littéralement « le son de la princesse », ainsi nommé d'après la déesse japonaise Otohime, fille du dieu de la mer.  Avec Otohime, fini la chasse au gaspillage d'eau de toilette.

Va'a
Mercredi 21 février 2007

Je vous ai habitué à la publication d’articles qui ont tendance à remettre en cause les discours exagérés des politiques ou des entreprises. Voilà un article qui prend le contre-pied de cette démarche en s’attaquant au contraire aux discours qui ont tendance à minimiser les impacts écologiques.


En effet, le républicain Henry Waxman aurait déclaré au congrès fin janvier qu’il existe des preuves indiquant que la Maison Blanche a "désinformé le public en injectant du doute dans les approches scientifiques du réchauffement climatique". Les scientifiques auprès de la Maison Blanche auraient reconnu avoir contourné les conclusions des différents rapports sur le réchauffement global pour minimiser ses impacts. Le sinistre personnage derrière toute cette désinformation serait le lobbyiste (et aide de George Bush) de l’industrie pétrolière Phil Cooney.


Quelques informations intéressantes... Un questionnaire aurait été envoyé à 1600 climatologues et, sur les 279 premières réponses, 43% prétendent avoir modifié leur rapport et 46% disent faire état de pressions personnelles pour effectuer des changements. On apprend également qu'une équipe ayant fait le lien entre les ouragans (un fléau aux Etats-Unis) et le réchauffement climatique aurait été interdite de médias et qu'une étude de la NASA sur les fontes de la banquise a été mise de côté à la Maison Blanche.

Bref, voici un magnifique exemple de campagne de désinformation sûrement destiné à appuyer la non-ratification du protocole de Kyoto. Comme quoi nous pouvons trouver des excès des deux côtes... celui des zélés du développement durable et et celui des zélés de la pollution.


Source: article de "centpapiers.com"

Lundi 19 février 2007

Contradiction. When you are talking a lot, that is the biggest mistake you can make. Because saying one thing one day and its contrary on the other day simply throws aways any kind of credibility. And the Alliance of Automobile Manufacturers is making that mistake.

 

This alliance explains on its website that green cars are available on the market. That the drivers learn new words such as ?clean diesel? (Yes, we are all learning new words everyday... I couldn?t imagine this one could exist!). That we can already drive clean cars...

 

Did I miss something? Are we living in the same world? I only know polluting cars. These cars that work with gasoline or gasoil and reject CO2. And if there is a possibility to buy a clean car (I mean, zero pollution) right now, I?m not aware of this! Just take a look at the article on CO2 emissions by cars in Europe (there). As far as I understand what I read, cars do reject CO2.


So, we can drive clean cars that pollute. Thanks to the Alliance of Automobile Manufacturers, this miracle has become a reality! Just like Santa Claus! But that?s not all...

 

You can read on their website (right there!) that ?the Alliance supports the development of new technologies and the deployment of cost-effective energy strategies in all sectors to improve energy efficiency and reduce greenhouse gas (GHG) emissions?. ?As the global debate on climate change continues, members of the Alliance believe it is prudent to reduce emissions, including carbon dioxide, from our plants, products, and processes.? Talking costs nothing, am I wrong?

 

These few lines are really hard to believe when you know that on the 30th november 2006 the Alliance was in the US Supreme Court fighting against regulations that limit greenhouse gas emissions, arguing that CO2 wasn?t pollutant. At the same time, all car manufacturers were in L.A. showing clean cars... that won?t be available for decades! This has a name : greenwash!

 Los Angeles, California

Just remember, as it is said in an article of the American Chronicle, that ?Motor vehicles are responsible for almost ¼ of annual US emissions of carbon dioxide?the primary global warming gas. »

 

 

Sources :

The Alliance of Automobile Manufacturers
Article of the American Chronicle
 

Lundi 19 février 2007

La contradiction. Lorsque l’on parle beaucoup, il s’agit de l’erreur à ne pas commettre. Parce que dire une chose un jour, et son contraire un autre jour, cela ôte toute crédibilité au discours. Et l’Alliance des Constructeurs Automobiles commet cette erreur.

 

L’Alliance explique sur son site Internet que des voitures propres sont disponibles sur le marché. Que les automobilistes apprennent de nouveaux mots ou expressions comme « diesel propre » (oui, on en apprend tous les jours…). Que l’on peut ne pas polluer, puisqu’il existe des voitures propres.

 

Lundi 19 février 2007
Grâce au rapport de Greenpeace, je me suis intéressée la semaine dernière à l’influence de l’industrie chimique dans les lobbys s’opposant au vote de la réglementation européenne REACH.
Cette semaine, je tenterai de mettre en lumière les liens entre l’industrie chimique et les organisations gouvernementales, principalement allemandes. L’Allemagne est le troisième producteur de produits chimiques, où ce secteur représente 500 000 travailleurs.
Une des particularités de ce pays réside dans l’importance des échanges entre les preneurs de décisions qu’ils soient du secteur public ou privé.


Au-delà de l’illustration de la force qu’engendre de tels moyens financiers et l’impacte parfois négatif que cela peut avoir sur les questions de santé publique, la seconde partie de cette étude pose la question du cadre de décision Bruxellois et du manque de transparence dont certains peuvent bénéficier.

La semaine dernière, nous avons pointé un certain nombre d’actuels lobbyistes de Bruxelles qui avaient auparavant détenu des postes à responsabilité dans l’industrie chimique. Cette semaine nous observerons le même phénomène dans la sphère publique.

-    Jürgen Cretzmann: reçoit un salaire de BASF depuis 1973, alors qu’il est actuellement vice-président du parlement de l’état de la Rhénanie-Palatinat. Cette situation influe nécessairement sur sa vision et donc son vote pour l’intérêt public.
-    Karl Kress est aussi un élu de Parlement régional, reçois une sorte de retraite de Bayer.
-    6 des 10 comités européens en charge du projet REACH sont dirigés par des eurodéputés allemands lies à l’industrie chimique (comme c’est le cas Hartmut Nassauer)

Ce cas a ceci d’intéressant, qu’il pose  la question de savoir comment tout en bénéficiant de l’expertise de certains acteurs, les votes des élus nationaux et européens se fassent dans l’intérêt général.
Jusqu'à présent, les preneurs de décisions sont peu au courant du passé de leurs conseillés.
La seconde observation à travers cette analyse du projet REACH est la petite influence de la voix opposée, à l’exception de celle des verts.

Finalement je voudrais souligner que si je me suis concentrée sur le projet REACH, je ne suis pas la seule, les Américains aussi ont mené des actions de lobbying dans ce sens. Sans doute pas seulement pour protéger leur industrie chimique mais surtout pour empêcher que cette directive ne donne des idées à la société civile américaine.

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