Lundi 12 mars 2007

As said in the French “Tribune” on the 9th march 2007, the last motor show in Geneva looked like a fight for the green car. Major car manufacturers presented their last innovations, calling for a better future : biofuel, clean gasoil, or hybrid propulsion means. Everyones seems to be engaged in the final battle that leads to a better world, in which we could drive cars that would not pollute.

 

I guess this sounds too “heroïc fantasy”... The final battle is not for tomorow. It is planned in an uncertain future, when producing clean cars will answer to a real business case (a 20% ROI?). For the moment, it’s not the case. Thus they’re waiting, greenwashing, making people think that a brighter future and a breathable air in cities are for tomorrow when it’s not.

 

Actually, this is all about MONEY and INTERESTS. The best one in this game is Toyota. Whith good sales results in an industry in crisis, it has money to reinvest. And they’re putting it into hybrid solutions, giving themselves a green image. Other ones, Renault for example, bet on biofuel, and try to reduce costs to produce “clean” cars. And DaimlerChrysler works in order to match American standards whith its “Bluetec” gasoil, reducing oxidize of nitrogen but not consumption... and thus CO2 emissions.

 

At least... it’s a mess. No one’s working in the same direction. And no one seems to have a real solution. It seems like they just care about their “green image”, not for our future. It’s urgent that clean cars become a business case!

 

Source : “Bataille pour la voiture verte au salon de Genève”, La Tribune du 9 mars 2007

Lundi 12 mars 2007

Comme cela est expliqué dans la Tribune du 9 mars dernier, le dernier salon de Genève ressemblait à une bataille pour la voiture verte. Les principaux constructeurs présentaient leurs dernières innovations, laissant entrevoir ainsi un meilleur futur : biocarburant, diesel « propre », ou moyens de propulsion hybrides. Chacun semblait engagé dans cette bataille finale qui mènerait à un monde meilleur dans lequel nous pourrions conduire des voitures ne polluant pas.

 

Je crois que ça sonne trop «heroïc fantasy »… L’affrontement final n’est pas pour demain. C’est prévu dans un futur incertain, lorsque produire des voitures propres répondra à de réelles perspectives économiques (un retour sur investissement de 20% ?). Pour le moment, ce n’est pas le cas. Donc ils attendent, façonnent leur image « verte », faisant croire aux gens qu’un meilleur futur et un air respirable en ville sont pour demain quand ce n’est pas le cas.

 

En fait, il s’agit d’ARGENT et d’INTERETS. Celui qui s’en tire le mieux, c’est Toyota. Exception d’un marché atone en crise, le constructeur japonais a de l’argent à investir. Ils misent donc sur les solutions hybrides, se donnant ainsi en premier l’image de « constructeur vert ». D’autres, comme Renault, parient sur les biocarburants et tentent de réduire le coût de production de ce que pourrait être une voiture « propre ». Et DaimlerChrysler se cale sur les normes américaines avec leur gasoil « Bluetec », réduisant l’oxyde d’azote mais pas la consommation… et donc les émissions de CO2.

 

Finalement… c’est la foire. Personne ne tire dans la même direction. Et personne ne semble avoir de vraie solution. Il semblerait qu’ils se sentent plus concernés par leur image « verte » que par notre avenir. Il est décidément urgent que produire des voitures propres devienne rentable !

 

Source : “Bataille pour la voiture verte au salon de Genève”, La Tribune du 9 mars 2007

Lundi 12 mars 2007
De nombreux pays doivent faire face a une guerre publicitaire entre les réseaux de distribution publique de l’eau et l’industrie de l’eau.

L’exemple français est assez représentatif. entre novenbre 2004 et mai 2005, le SEDIF (syndicat des eaux d’Ile-de-France) ainsi que les eaux de Paris ont lancé des campagnes publicitaires de promotion de l’eau du robinet. Sur les affiches, on note le soutien d’ONG comme les amis de la terre.
L’objectif de ces campagne est de modifier l’image de l’eau du robinet surtout en matière de qualité. Comme le montre l’affiche représentant un biberon, qui souligner que l’eau du robinet remplie les exigences qualitatives des plus sensibles.

A coté de ça, les arguments développés par les campagnes sont très simples.
- Qualité de l’eau du robinet
- Prix 10 fois moins élevé de l’eau du robinet
- Practicité
- Et surtout, la consommation de l’eau du robinet apparaît comme un geste écologique.


Parallèlement, ces campagnes très visuelles ont cherché à “marketées” l’eau en bouteille afin de souligner l’aspect produit de consommation, avec par exemple des exemple de ce qu’aurait pu être étiquette d’une bouteille. Les eaux de Paris ont proposées aux restaurants de la ville de servir les carafes d’eau dans une bouteille étiquetée “eau de Paris”.

En réponse à ces campagnes de pub, des compagnies de vente d’eau en bouteille comme Cristalline, ont lancé une campagne beaucoup plus forte qui suscita un large buzz. L’argument principal étant “ce qui disent que l’eau du robinet est bonne, ne doivent pas en boire souvent.
Une guerre publicitaire à donc commencé entre les argumentaires écologique et de santé publique, choisissez votre camps.


De l’autre coté de la planète, aux Etats-Unis, on constate le même phénomène de promotion de l’eau du robinet. La campagne vient de l’agence nationale de protection de l’environnement, mais là l’observateur attentif note le portrait de George W. Bush en bas a gauche de l’affiche, soulignant l’importance des sommes en jeu. Le même phénomène en Hongrie, plus recemmenet la ville de Besançon a aussi lancée une campagne.
Il est intéressant de noter que pour une fois l’environement et la santé ne sont pas dans le même camps. Encore une fois on met le consommateur dans une position difficile... Il doit aujourd’hui choisir entre son intérêt personnel et l’intérêt public.
Lundi 12 mars 2007

Many countries face or faced strong confrontation between bottle water industries and public water distribution companies.
The French example is very representative.

Between November 2004 and May 2005, the SEDIF (Syndicat des Eaux d’Île-de-France) and “Eau de Paris” launched two commercial campaigns to promote tab water.


They posted few posters in public areas, only little reactions came out at that time, although the message of some posters was quite violent as the one showing a baby bottle, to represent the level a exigence of tab water. The aim of this commercial action was to change the representation consumer had of tab-water. On some posters, we note the participation of NGO’ like les “Amis de la Terre”. 
Thecampaigns’ argumentation turns around precise topics:
- Quality of tab water
- Financial benefit of tab water consumption
- The small ecologic impact of tab water consumption
- The distribution service
In the meantime the campaign aimed to show that drinking water from the tab was also an act of consumption, they therefor “marketed” it as a usual product. Some posters showed what would be the etiquette's of the “public  water”, they also tried to have restaurants bring tab water in special bottle to consumers, saying it was water from the city of Paris.


In response to this campaign, a bottle water brand Cristalline launched a commercial campaign that this time created an important buzz. The argument was to say that the ones how say that tab water is good don’t drink a lot.
The point of the short presentation is to underline the confrontation of two arguments: ecology versus public health. Shows you side.


This phenomenon is not only french, in the United States, the environmental protection agency launched the same kind of campaign but with a little detail : the portrait of George W. Bush Jr, on the left side of the poster. In Hungry, the same phenomenon of promotion of tab water.
When most people that buy bottle water do so for its “healthiness”, public water distribution responds with an environmental argument... In this case, the consumer has the easy choice between personal and public interest.
Dimanche 11 mars 2007
L'Ecole de Guerre Economique (EGE) organise des journées portes ouvertes de Mars à Avril 2007:

Vous êtes les bienvenus aux portes ouvertes EGE 2007. Elles auront lieu le 15 mars, le 11 avril et le 24 mai 2007.

L'EGE organise pour la rentrée 2007 trois portes ouvertes : le jeudi 15 mars, le mercredi 11 avril et le jeudi 24 mai de 18h30 à 19h45 au 1, rue Bougainville, Paris 7ème (métro Ecole Militaire).

Au programme,
- La scolarité et l'organisation de l'EGE
- Les atouts et les spécificités de l'Ecole
- La professionnalisation des étudiants (les cas pratiques et les projets d'entreprise)
- Le rôle de l'association des Anciens
- Parcours des diplômés (les métiers de l'Intelligence économique)
- Le réseau de l'Ecole (Entreprises, sociétés de conseil, institutions publiques et académiques).

A l'issue de la présentation, un pot sera organisé  avec des étudiants et des anciens élèves.


N'hésitez pas à vous rendre sur le site de l'école pour vous inscrire aux portes ouvertes!

Pour information, ce blog est tenu par des personnes venant toutes de l'EGE et a été lancé dans le cadre d'un exercice du 3ème cycle en stratégie d'intelligence économique.
Samedi 10 mars 2007

Dans son allocution lors de l?ouverture de la Conférence pour une gouvernance écologique mondiale, (2 février 2007) le Président de la République française Jacques Chirac propose trois révolutions pour protéger la planète : « ?La révolution des consciences. La révolution de l'économie. La révolution de l'action politique. ? ». 

La révolution des conscience est en marche : les gestes citoyens (le tri sélectif, la traque au gaspillage d?eau, régulation de la température des pièces de la maison, s?équiper d?ampoule basse consommation, préférer les escaliers aux ascensseurs, se déplacer à vélo plutot qu?en voiture?).  Il est reste un gros effort à faire dans l?utilisation des transports.  C?est encore le moyen qui produit le plus de gaz à effet de serre. 

La révolution de l?économie est en marche: Les entreprises commencent à inclure dans leurs actions des projets en faveur de la protection de l?environnement.  Elles ont pris en compte leur une nouvelle manière d?interagir avec les parties prenantes internes et externes (employés, clients, voisins, ONG, autorités publiques, etc.). 

La révolution de l?action politique est en panne. Le budget de Le budget 2007 du ministère de l'écologie et du développement durable est fier d'annoncer une hausse de 2,5% de son budget qui atteint donc 915M? soit? 0,4% du budget total de l'État.  Le décalage entre le discours politique et le montant du budget accordé en faveur de l?écologie et de l?environnement est frappant.  La maison est en feu.  Les citoyens et les entreprises se mettent en ordre de bataille pour sauver la planète.  Mais la révolution de l?action politique est en panne.

Jeudi 8 mars 2007
A coalition of major American investors decided to publish a list of companies that have been identified as not responding correctly to the problematic of climate change. More than ten multinational corporations are put on this list along with 26 smaller American companies.

There is no miracle here... the reasons brought forward by the investors are mostly related to finance and profit but at least, they are not trying to make it look as if it was out of sheer concern for the future of Mother Nature.

For example, Mindy Lubber, president of Ceres - a leading coalition of environmental groups - says: "Many US companies are confronting the risks and opportunities from climate change, but others are not responding adequately - and they may be compromising their long-term competitiveness and shareholder value as a result". In the same manner, Richard Moore, North Carolina State Treasurer, tells us that: "Acknowledging the business risks posed by climate change is just good business, and shareholders demand it."

These discours led up to concrete measures since about 42 global warming resolutions were filed with US companies by different coalitions which manage a total of $200 billion. Concerning the "black list" companies, here are the ten corporations concerned: Wells Fargo, TXU, Dominion Resources, Allegheny Energy, ACE, Massey Energy, Consol Energy, ExxonMobil, ConocoPhillips, Bed Bath & Beyond.

You will not be surprised to see again the name of ExxonMobil which is well-known for its "denial of global warming" lobbying. We already had the opportunity to mention this company in a previous article of ours. Anyway, you should take a look at their website and especially at the "Corporate Citizenship" category. You will be told that Exxon is extremely concerned with preserving biodiversity and invests most of its R&D credits in developing energies which reduce the exhaustion of gaz with greenhouse effect. When we know that ExxonMobil has been singled out by its own team of shareholders, this kind of discourse becomes sadly ridiculous...

Source: Corpwatch
Jeudi 8 mars 2007

Christian Dequidt, producteur de lin à Fervent dans le Pas-de-Calais, n’a pas attendu l’autorisation de commercialisation de biocarburants du 1er janvier par ministère de l’Economie et des Finances, pour en faire la promo. J'ai trouver ca sur le site de Marianne en ligne.

Marianne-en-ligne : Comment fonctionne votre moto végétale et quelles sont ses spécificités ? 

Christian Dequidt : Ma moto roule au bioéthanol. Elle a notamment un garde-boue en amidon de maïs et en fécule de pomme de terre, un moteur lubrifié à l’huile de colza et une selle fabriquée avec des fibres végétales. Je la lave uniquement avec un savon issu des plantes.

Marianne-en-ligne : En participant au « Dakar », quel est le message que  vous souhaitez faire passer ?

C. D. : Je suis convaincu que le monde végétal doit remplacer le pétrole. Le nucléaire ou la géothermie sont  des énergies intéressantes mais elles ne permettent, en gros, que de chauffer de l’eau, contrairement aux plantes qui nous offrent la possibilité de produire des matières plastiques biodégradables.

Marianne-en-ligne : Pensez-vous que l’annulation des taxes sur la partie verte des biocarburants va encourager les consommateurs ? 

C. D. : Je suis un peu agacé qu’on en vienne toujours au biocarburant sous-prétexte que le pétrole est cher. Il s’agit de mobiliser le public sur des valeurs et de lui faire comprendre qu’on pourra résoudre le problème de l’effet de serre grâce à l’utilisation des plantes. Nous entrons dans une révolution industrielle qui va au-delà du biocarburant. L’accent reste à mettre sur la recherche.


Mercredi 7 mars 2007
Voici une petite histoire intéressante qui s'est déroulée le mois dernier et qui illustre parfaitement le concept de "greenwashing". Ce terme à la mode désigne un procédé relativement similaire à ce que nous tentons d'analyser dans ce blog, à savoir le décalage entre le discours et la réalité en matière de développement durable.

Bref, le 27 janvier dernier la multinationale milliardaire PG&E (Pacific Gas and Electric Co.) a eu la splendide idée d'organiser une "rencontre verte" dans un centre LGBT (Lesbian, Gay, Bisexual & Transgender) de San Francisco. A l'occasion de celle-ci, PG&E a offert des panneaux solaires d'une valeur de 170 000 dollars qui ont été installés sur le toit du centre. Ceux-ci devaient permettre de fournir entre 20 et 40%  de l'électricité de l'organisation et assurer une réduction de 5000$ sur sa facture d'électricité.

Selon PG&E, il s'agissait de la première étape d'une grande campagne de 7.5 millions de dollars qui doit consister à installer des panneaux solaires un peu partout dans la ville. Cette belle campagne à hérité d'un nom très poétique: "let's green this city".

Rien de bien exceptionnel si on se contentait de ça... Il faut en fair savoir que durant cette rencontre, le
vice-président de PG&E - le dénommé Tom King - a eu l'occasion de mettre en avant toute une série de chiffres démontrant, sans aucun doute, la "fibre écolo" de sa multinationale. Le quotidien "the Guardian" lui a alors demandé, tout à fait innocemment, s'il savait combien de l'électricité produite par la compagnie provenait de l'électricité solaire et là... pas de réponse! En fait, comme l'ont déjà scandé certains troubles fêtes qui se trouvaient au centre LGBT le 27 janvier dernier, moins de 1% de l'électricité produite par PG&E provient de l'énergie solaire.

Voici donc un splendide exemple de décalage entre un discours flatteur et prétentieux de PG&E et une réalité bien plus noire. Comme le montre le collectif "let's greenwash this city" que vous trouverez ici, il est clair que la compagnie se fiche bien de l'énergie solaire (puisqu'elle ne l'a pas adoptée jusqu'ici). Cette "campagne verte" n'est qu'une manière douteuse de s'appuyer sur un thème à la mode, le développement durable, pour accroître une image de marque qui en a bien besoin...

sources:
Article du San Francisco Bay Guardian
CorpWatch



Mardi 6 mars 2007
Lors du dernier salon automobile de Détroit, les constructeurs ont cherché à se doter d’une image « écolo ». Malheureusement l’un d’entre eux a un peu trop parlé lors d’un petit-déjeuner conférence portant sur la présentation des prédictions de ventes du secteur automobile, le 9 janvier 2007. Celui qui est allé trop loin est Van Jolissaint, chef économiste chez DaimlerChrysler.

Selon lui, les européens se comportent comme « Chicken Little » lorsqu’ils traitent des problèmes liés au réchauffement de la planète: ils courent en rond en criant que le ciel leur tombe sur la tête. M. Jolissaint remet tout simplement en cause le changement climatique. D’après lui, il s’agit d’une échéance lointaine et très improbable. En fait, il semblerait qu’il exprime tout simplement ce que les constructeurs américains pensent.

Mais alors comment expliquent-ils l’image « écolo » qu’ils cherchent à se donner ? Sont-ils schizophrènes ? L’explication pourrait être beaucoup plus simple : comment faire de l’argent avec un concept. Le changement climatique ? Un mythe. L’argent ? Un objectif ! Il y a plein de « Chicken Little » sur Terre qui croient effectivement que le réchauffement de la planète est tout sauf un mythe. Les constructeurs ont donc eu la brillante idée de nous vendre des « carburants propres ». Le message est caché mais simple : « continuez à polluer, nous gagnons de l’argent grâce à vos croyances sur le changement climatique ! »

Ces opérations de « com écolo » sont cyniques. Cette fois-ci, ils se moquent vraiment de nous. Nous ne sommes pas stupides. Les voitures propres sur le marché ne sont encore qu’un mythe. Par contre, le changement climatique et le réchauffement de la planète sont des réalités. Merci Van Jolissaint de nous aider à comprendre que vous, constructeurs automobiles, prenez les automobilistes pour des idiots.

Source : BBC

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